Reiki et Bouddhisme : deux mots que l’on voit parfois associés. Existe-t-il un lien et si oui, lequel ?

Rappel de l’enseignement bouddhiste sur le fonctionnement de notre esprit

Nous avons vu dans les articles précédents ce qui caractérisait le Bouddhisme (ou Dharma – enseignement dispensé par le Bouddha) :

  1. Dans sa globalité, l’être humain a trois aspects : le corps physique, l’esprit-conscience et le vécu (ou énergie)
  2. Deux des aspects de l’être humain sont immatériels : l’esprit-conscience, et le vécu (ou énergie). Le 3ème, le corps physique, est matériel. Cela crée en nous une désunion (déséquilibre).
  3. On parle de dualité de l’esprit pour qualifier la désunion intérieure, ou séparation avec soi-même, faisant émerger la souffrance naturelle chez la personne. En un mot, notre esprit a un potentiel de souffrance et un potentiel de non souffrance (ou bonheur parfait). Quel rapport entre ces « deux parties » de notre esprit ? Le potentiel de non souffrance est entaché du potentiel de souffrance. Ce dernier se redéclenche et prend le dessus dans certaines situations de notre vie, nous conduisant à de la souffrance psychique.
  4. Toute notre vie n’est qu’une alternance de mal-être et de bien-être, en lien direct avec notre environnement, les situations et les personnes qui nous entourent. Nous pouvons également noter que bien qu’il soit possible, parfois, de passer de l’un à l’autre en un claquement de doigts, il nous est difficile de lâcher prise avec le mal-être quand il est là. Et quand le bien-être est là, il est difficile de le conserver dans le temps.
  5. Ce mal-être s’autoentretient et se développe dans l’esprit. Ces mécanismes destructeurs ayant pour source la désunion de l’esprit s’expriment par des formes diverses de souffrance, selon leur intensité.
  6. Il est possible de stopper la souffrance définitivement, en débarrassant notre esprit, bien-être parfait en essence, de ces différentes formes de souffrance : comme on filtre de l’eau sale pour retrouver l’eau propre. Tant que des saletés flottent dans l’eau, la pureté de l’eau n’est pas visible ou ne peut pas s’exprimer. Dans notre esprit, c’est la même chose : tant que la souffrance est présente, nos qualités d’esprit, ou potentiels naturels solutionnants, inhérents à l’esprit, sont annihilés et ne peuvent pas s’exprimer.
  7. Il faut utiliser des outils spécifiques pour libérer cela. La méditation est un outil permettant d’observer son esprit, de comprendre son fonctionnement pour le filtrer de ce qui le pollue et arrêter tout mécanisme de souffrance – c’est l’un des premiers bienfaits de la méditation. En ce sens, on dit que la méditation est un travail de transformation de l’esprit.
  8. La méditation permet d’observer que nous matérialisons dans notre esprit des manifestations visuelles, auditives, olfactives…, que l’on appelle les phénomènes. Ces phénomènes apparaissent grâce à la partie active et la partie réceptive de notre esprit. En synthèse rapide, la partie active est la partie qui apparaît. Exemple : si je ferme les yeux et que je pense au soleil, l’image du soleil me vient à l’esprit. Le soleil est la partie active et le fait qu’il puisse apparaître, un peu comme sur un fond d’écran, est la partie réceptive.
  9. Nous projetons sur les autres notre esprit, pensant que les phénomènes de notre esprit sont une réalité extérieure, et ne voyant pas que ces phénomènes sont la production de notre propre esprit. Il ne s’agit pas de la réalité extérieure ou d’une vérité extérieure, mais bien de notre réalité. Quand nous rêvons, nous savons que cela vient de nous et que les rêves sont notre production intérieure. Quand nous sommes éveillés et nous conversons avec les autres, nous ne voyons pas que ces mêmes phénomènes sont là, et que ce que nous interprétons comme provenant des autres ne provient que de nous-mêmes.
  10. Il existe diverses formes de méditation. Les plus directes et rapides dans la pédagogie sont les méditations alliant des visualisations, des mantras et des moudras.
  11. La méditation permet de développer des potentiels naturels solutionnants comme par exemple la compassion, l’amour (altruisme), la sagesse, la bonté, la générosité, la joie de vivre (pour ne citer que les plus connus)…

Sur ces points, existent-ils des ressemblances entre le Reiki et Bouddhisme ?

Comment Reiki et Bouddhisme approchent l’esprit humain

Pour comparer Reiki et Bouddhisme, reprenons dans l’ordre les 11 aspects évoqués ci-dessus. Voici ce que l’on peut dire du Reiki et de sa démarche quant au fonctionnement de l’esprit de l’être humain :

  1. (les trois aspects de l’être humain)
    Le Reiki est une pratique considérant l’être humain dans sa globalité – il est centré sur l’union du corps, de l’énergie et de l’esprit-conscience. La personne est allongée habillée et n’a rien à faire. Le praticien effectue un travail de méditation laïque et de toucher spécifique sur des points du corps, agissant ainsi au niveau de l’esprit-conscience, du corps, et du circuit énergétique de la personne. A ce titre, il existe un lien direct entre Reiki et Bouddhisme.
  1. (matériel versus immatériel)
    Le Reiki est l’union de la relaxation et de la méditation par le toucher. L’esprit est représenté par la méditation ; le corps est représenté par la relaxation – ou toucher relaxant. Le fondateur du Reiki, Mikao Usui, parlait de méthode énergétique pour ‘guérir’ (équilibrer) le corps et l’esprit. A ce titre, il existe un lien direct entre Reiki et Bouddhisme.
  1. (dualité de l’esprit)
    Par la méditation, la pratique du Reiki stoppe le mécanisme duel qui emmenait la personne dans sa souffrance psychologique. La personne s’unissant à elle-même durant la séance de Reiki, la désunion du corps et de l’esprit cesse et la personne va mieux ; elle retrouve son énergie face à son quotidien et cesse de subir les situations conflictuelles et de partir dans ses émotions conflictuelles. La dualité de l’esprit cessant par l’union du corps et de l’esprit est un autre point commun entre Reiki et Bouddhisme.
  1. (alternance mal-être / bien-être)
    Le travail dans le Reiki permet à la personne de passer d’un état de mal-être (vécu de souffrance) à un état de mieux-être (vécu de non souffrance). La répétition des séances de Reiki permet à la personne de tirer le meilleur parti de cette capacité de son esprit de passer de la souffrance à la non souffrance ; de développer et de pérenniser cette capacité, afin de devenir actrice de ce fonctionnement – et non plus de le subir. Sur ce point encore, Reiki et Bouddhisme sont d’accord.
  1. (mécanismes destructeurs)
    Le Reiki stoppe la désunion intérieure et les mécanismes destructeurs, les formes et les intensités diverses de ces mécanismes. La pratique répond entièrement aux demandes de cesser un mal-être qui s’exprime différemment selon les personnes : le mal de vivre, la démotivation, la déprime, les émotions, le stress, les tensions… et beaucoup d’autres encore. Ces termes sont nommés avec des métaphores dans le Bouddhisme, mais Reiki et Bouddhisme se rejoignent sur cette connaissance.
  1. (filtrer notre esprit de sa souffrance)
    La séance de Reiki permet une libération des crispations (souffrance) de l’esprit de la personne. Au fil des séances, la personne accède à un bien-être progressif, naturel et durable, car son esprit est filtré progressivement de sa souffrance par le travail effectué. Reiki et Bouddhisme ont une approche progressive consistant à libérer l’esprit de sa souffrance.
  1. (travail de transformation de l’esprit par la méditation)
    Le fondateur du Reiki Mikao Usui était chercheur et pratiquant bouddhiste qui parlait d’entraînement régulier à la méditation pour cette « pratique du bonheur » qu’est le Reiki. Le mot japonais « Reiki » signifie « énergie de l’esprit ». C’est tout le sens de la méditation, consistant à faire un travail sur son esprit pour en discipliner son énergie.
    Grâce au travail de méditation du praticien durant la séance, la personne entre dans sa propre méditation par résonance et libère son esprit au fur et à mesure du mal-être (transformation). La méditation est la démarche de transformation commune aux Reiki et Bouddhisme.
  1. (le fonctionnement de l’esprit – phénoménologie)
    C’est toute la partie de l’enseignement oral, non consigné, du fondateur du Reiki Mikao Usui, décédé 4 ans après avoir commencé à développer sa pratique. Cette partie d’enseignement est aujourd’hui accessible dans le centre de formation de l’Institut de Reiki, où la pratique du fondateur a été remise en route. La phénoménologie est expliquée dans le Bouddhisme – encore une union sur les fondements, entre Reiki et Bouddhisme.
  1. (la projection de l’esprit)
    C’est également toute la partie de l’enseignement oral, non consigné, du fondateur du Reiki Mikao Usui, décédé 4 ans après avoir commencé à développer sa pratique. Cette partie d’enseignement est aujourd’hui accessible à l’Institut de Reiki, et est en lien avec l’aspect thérapeutique de la pratique (qui n’a pas entendu parler de la projection de l’esprit, dans nos thérapies occidentales ?)
    Par ailleurs, Mikao Usui, sur son mémorial, fut qualifié par ses élèves comme ayant une « bienveillance de thérapeute », signe que le Reiki était déjà à l’époque une pratique thérapeutique – d’où sa qualification de thérapie de relaxation méditative. Une des bases du bouddhisme est la projection de l’esprit : Reiki et Bouddhisme sont encore liés sur ce point.
  1. (les supports de méditations de la pédagogie la plus rapide)
    Bien que les écrits de Mikao Usui soient rares au sujet du contenu de ses méditations, nous savons aujourd’hui que le fondateur du Reiki, dans sa pratique méditative, avait des liens avec le Bouddhisme Tendaï (mahayana, ou grand véhicule) et Shingon (vajrayana, ou véhicule de diamant). Il est connu aujourd’hui qu’il a introduit les éléments de ces deux pédagogies dans la pratique du Reiki, sous forme simplifiée, dont des symboles et les mantras correspondants, et des moudras. Les outils au Reiki et Bouddhisme sont communs. Ainsi, les méditations du Reiki allient les symboles, les mantras et les moudras. Des écrits descriptifs sur ces méditations n’existant pas, il a fallu les remettre en route. C’est ce qu’a fait l’Institut de Reiki, dont la pratique aujourd’hui est également basée sur l’utilisation des mantras, symboles reiki et moudras laissés par Mikao Usui. La pédagogie progressive et laïque étant celle développée par l’Institut de Reiki, on parle des méditations spécifiques au Reikibunseki®. Avec ces méditations, chacun peut aller chercher en soi les potentiels naturels humains, les valeurs naturelles intérieures pour prendre sa place dans ce monde plus ou moins facile qui nous entoure.
  2. (compassion, amour, altruisme…)
    Le Reiki permet de développer trois qualités d’esprit que l’on retrouve couramment dans le Bouddhisme : amour inconditionnel, compassion, sagesse.
    Nous savons que le fondateur Mikao Usui fréquentait un temple bouddhiste antique sur le mont Kurama à côté de Kyoto (bouddhisme tendaï). Le grand méditant qu’était Mikao Usui s’est également référé, pour développer sa pratique, à la déité Sonten abritée dans le temple Kurama et représentée par la quintessence des trois symboles de l’autel. En fait, les trois symboles réunis sur l’autel du temple sont la représentation du bonheur parfait, de l’éveil de la conscience, c’est-à-dire l’esprit de perfection, l’énergie parfaite… L’esprit de perfection est indifférencié de l’amour – la compassion – la sagesse dans le bouddhisme, et c’est ce que représentent les trois symboles posés sur l’autel du temple de Kurama et qui représentent Mao-son, Senju-kannon et Bishamon-ten (soit respectivement la compassion, l’amour inconditionnel et la sagesse dans le Reiki Traditionnel d’Usui). Amour inconditionnel, compassion, sagesse : trois valeurs présentes dans le Reiki et Bouddhisme.

Le Reiki est une pratique japonaise d’approche bouddhiste du bonheur durable… pour bouddhistes et non bouddhistes

En comparant le Reiki et bouddhisme, on note que l’enseignement bouddhiste sur le fonctionnement de l’esprit de l’être humain fait partie intégrante de la démarche du Reiki d’Usui.

Une différence toutefois entre le Reiki et bouddhisme : il faut bien comprendre que le sens du Reiki n’est pas d’atteindre l’Eveil de la Conscience. Pour cela, il faut aller dans des temples bouddhistes et suivre des enseignements et retraites avec des maîtres bouddhistes reconnus.

En revanche, le sens est le même pour les Reiki et bouddhisme : utiliser la connaissance du fonctionnement de notre esprit pour pouvoir atteindre un bien-être progressif, durable et parfait.

La spécificité de la méthode du Reiki est son aspect et sa démarche laïque, voulue par Mikao Usui. Des bases de connaissances communes mais une pédagogie différente pour le reiki et bouddhisme : le premier s’appuie sur la laïcité pour les méditations, le second sur un aspect contenant des méditations ‘à caractère religieux’.

Le fondateur du Reiki avait noté que les connaissances du Bouddhisme, explication scientifique du fonctionnement de l’esprit-conscience de l’être humain, était dispensées dans un cadre spécifique – accessible aux personnes ayant pris refuge et engagées dans une pratique régulière, dans les temples. La connaissance du et l’accès au bonheur durable et parfait ne restaient accessibles qu’aux personnes « rentrées dans les ordres ».

Et ce, malgré le constat que quelle que soit la culture de la personne (japonaise, tibétaine, française, américaine), quelle que soit la tradition (religieuse) de la personne, tous les êtres humains ont un esprit qui fonctionne exactement de la même façon – et tous ont les mêmes possibilités et capacités d’atteindre le bien-être parfait et durable.

Ainsi, une science universelle car concernant tous les êtres humains n’était accessible qu’à une culture spécifique.

Mikao Usui s’intéressait à la guérison de l’esprit produisant le bien-être et rechercha la création d’une pratique simple, laïque, agnostique et efficace répondant au mal de vivre, que l’on soit croyant ou pas. Il souhaitait une pratique avec une approche universelle et transculturelle, pouvant se dispenser simplement et être accessible à tous : une démarche globale, atypique, non centrée sur une croyance, sur une psychothérapie, ni une pratique médicale ou paramédicale.

En un mot, le japonais Mikao Usui a mis au point la pratique du Reiki, centrée sur l’union de corps, énergie, esprit, utilisant pour cela le toucher et la méditation, pour permettre à toute personne non bouddhiste d’avoir la possibilité d’accéder aux bienfaits de la pratique méditative – et donc à son bien-être durable et parfait – sans devoir pour cela entrer dans un temple et y méditer durant des années, comme lui-même avait dû le faire.

C’est le sens même de la démarche entre Reiki et Bouddhisme : le Reiki Traditionnel est une alternative laïque aux enseignements et aux pratiques bouddhistes permettant à chacun, bouddhiste et non bouddhiste, d’atteindre son bien-être parfait et durable.

E.Ivanez

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A suivre : Bouddhisme > Reiki > Reikiologie : l’accès au bien-être parfait et durable, du Bouddhisme à une pédagogie orientale laïque (Reiki), puis occidentale laïque (Reikiologie)

 

Annexes

L’origine du Reiki et son fondateur, Mikao Usui

Ci-après des extraits du livre de Christian Mortier « Le Reiki, cette magnifique pratique du bonheur. De son authenticité aux déviations actuelles ».

Le parcours bouddhiste de Mikao Usui, fondateur du Reiki

Le japonais Mikao Usui est né en 1865. Parti jeune de chez lui, il développa un intérêt particulier pour ce qui était appelé, dans la culture japonaise bouddhiste des années 1900, la pratique de guérison spirituelle, ou guérison de l’esprit.

Le mémorial de Mikao Usui, à Tokyo, et constitué par les élèves d’Usui, nous apprend que « de grands maîtres ont vu le jour dont USUI Senseï qui a trouvé une méthode de guérison du corps et de l’esprit par le Reiki. » Il lui est conféré une « bienveillance de thérapeute ». Nous apprenons également que « Ses recherches sur l’histoire, la médecine, les soutras bouddhiques, la psychologie et même l’art divinatoire et les yi-king ont constitué ses documents de base de l’entraînement qui ont par la suite ouvert la voie du Reiki. »

Il est clair qu’en tant que chercheur et bouddhiste pratiquant, ce haut niveau de formation autorisait Mikao Usui à effectuer des recherches poussées dans les textes anciens et sacrés avec une connaissance approfondie des mécanismes énergétiques de guérison spirituelle et lui procurait ce génie de transcendance de synthèse et de simplification directe dont il fera preuve plus tard en développant sa pratique du Reiki.

Le Reiki, méthode de guérison de l’esprit

Le mémorial indique également « Le principe du Reiki ne consiste pas à la guérison d’une maladie mais à rendre l’esprit heureux et le corps sain afin de jouir du bonheur. »

Le quelle guérison parlons-nous dans le Reiki ? Le mot guérison n’a pas du tout le même sens dans les écrits orientaux qu’en Occident.

En Orient, il s’apparente à la guérison spirituelle – guérison de l’esprit, guérison du mal-être. En référence au Bouddha, un être humain qui a su parvenir à la connaissance parfaite de la nature de son esprit et est ainsi considéré comme le maître incontesté de la découverte profonde des causes du mal-être et de ses remèdes. La fiabilité du Bouddha et de son enseignement provient de ce qu’il a atteint de son vivant l’éveil de la conscience, c’est-à-dire qu’entre autres, il a eu l’expérience de la façon dont le mal-être se transforme en bien-être parfait, absolu et durable. Factuellement, ce bonheur parfait se traduit par l’accession de la partie inconsciente de notre esprit à la conscience.

C’est de cette guérison dont parle Mikao USUI dans le Reiki. Il avait un profond désir d’apprendre ces méthodes afin de les mettre au profit du plus grand nombre. Il s’intéressait à cette capacité qu’a l’esprit de tout être humain, dans son fonctionnement, de se débarrasser de toute forme de souffrance psychique pour laisser place au fameux bonheur durable et parfait, qui n’est autre que l’absence de souffrance. Il recherchait la création d’une pratique simple, laïque, agnostique et efficace répondant au mal de vivre, que l’on soit bouddhiste ou pas.

Le chemin du Reiki est donc basé sur le fonctionnement de l’esprit tel qu’il est enseigné par le bouddha. Il consiste à débloquer puis à utiliser les ressources et les potentiels que l’être humain possède à l’intérieur de lui-même et qui sont entravés par la puissance égotique.

La pratique du Reiki n’est donc pas une approche médicale ou paramédicale, ni une approche psychologique, mais elle est sotériologique car elle est libératrice des énergies bloquantes de l’être humain.

Libérer les énergies bloquées signifie que le travail effectué dans le Reiki d’Usui ne se situe pas au niveau physique ou psychique, mais au niveau de l’énergie, qui est à la fois le lien et le lieu de blocage entre le corps physique et le corps psychique. En ce sens, le Reiki s’intéresse à la globalité de l’être humain, qui est à la fois corps, énergie et esprit.

La connaissance du fonctionnement de l’être humain dans sa totalité est donc le centre de la connaissance et de la pratique de transmission du Reiki, et elle fait appel à la compréhension de la souffrance humaine et de la douleur que la vie peut engendrer et développer.

Bien que le Reiki soit ancré dans la tradition explicative sans faille, ultime, vérifiable et vérifiée de la voie du bouddha, il ne doit pas être considéré comme une pratique d’éveil direct (même si cela peut être le cas pour certaines personnes exceptionnelles), mais comme une pratique conduisant au bien-être durable.

Naissance du Reiki de Mikao Usui

C’est au terme d’un long et dur labeur que Mikao Usui a pu tirer la fusion des recherches et méditations d’une vie et en faire une synthèse qui a pris la forme d’une pratique : celle du Reiki.

Après de longues recherches méditatives et de connaissances, Mikao Usui fonda le Reiki en 1922 et l’institua au sein d’une société, la Usui Reiki Ryôhô.

Le mémorial d’Usui se réfère également aux « premières leçons de l’entraînement pour ceux qui cherchent à s’élever spirituellement. Senseï les a accomplies et en a fait le « médicament spirituel » du bonheur pour vaincre toute maladie. Rien de complexe ni hors de portée, il suffit de s’asseoir calmement les mains en Gasshô au moment de la méditation et de la pratique du matin et du soir… »

Il est clair que le Reiki est une pratique d’approche bouddhiste, dans laquelle il est question de pratique spirituelle (on fait un travail sur son esprit), de pratique du bonheur, d’entraînement régulier, et de méditation.

Définition du mot Reiki

Le mot japonais Reiki est composé de deux kanjis :

  • Le Rei qui signifie : esprit
  • Le Ki, signifiant : énergie

Selon le travail d’une traductrice japonaise assermentée que nous avons sollicitée pour traduire le kanji japonais Reiki, la traduction de première instance est : « énergie de l’esprit », ou « énergie spirituelle ». La traduction de 2ème instance, c’est-à-dire dans le langage courant français, est : la force de l’esprit.

Une définition qui vient renforcer l’approche bouddhiste de la pratique.

Le chemin du Reiki est donc basé sur le fonctionnement de l’esprit tel qu’il est enseigné par le bouddha, et plus spécifiquement sur l’utilisation de notre énergie de l’esprit, ou force de l’esprit. C’est-à-dire qu’il consiste à débloquer puis à utiliser les ressources et les potentiels que l’être humain possède à l’intérieur de lui-même et qui sont entravés par la puissance égotique.

Quelle suite au Reiki d’Usui ?

Le décès soudain d’Usui et les dérives / dangers du Reiki

Après de longues recherches méditatives et de connaissances, Mikao USUI avait fondé le Reiki en 1922. Il était sur le chemin de sa réalisation pédagogique quand il décéda, seulement quatre ans plus tard, en 1926, sans avoir eu le temps de répertorier et d’inscrire les résultats de ses recherches.

Après le décès subit de Mikao Usui et l’absence d’écrits du fondateur, de nombreuses personnes s’emparèrent de la pratique et profitèrent de cette absence de traçabilité pour déformer la méthode du Reiki : ils laissèrent tomber la partie méditative et la remplacèrent par des concepts New Age. En continuant de prétendre faire du Reiki, uniquement par le fait d’imposition des mains sur le corps… Or, le Reiki est à la fois la position des mains sur le corps, et le travail de méditation du praticien.

Ces déviations concernent 98% des personnes proposant du Reiki.

Certains praticiens et enseignants peu scrupuleux profitent même de la bonne foi des personnes et de leur ignorance sur le vrai sens de la pratique du Reiki pour les entraîner dans des dérives. Il y a beaucoup de fragilisations psychologiques mettant les personnes en danger.

C’est la raison pour laquelle toutes ces pratiques détournées du Reiki peuvent aller jusqu’à des dérives sectaires et sont souvent utilisés en lien avec la notion de secte. Pour ne pas se tromper, il vaut donc mieux se renseigner auprès d’organismes ayant eux-mêmes été validés par des organismes certificateurs tierce partie.

Tout savoir sur les dérives du Reiki : http://www.ffrt.fr/fr/page/34.derives-deviations-reiki.html

Il faut en retenir que la pratique de connaissance de Mikao Usui sur le fonctionnement de l’esprit fut transformée en pratique de croyance – la croyance en une énergie universelle magique, présentée sur internet sous différentes formes, selon les croyances personnelles de ceux qui prétendent pratiquer le Reiki.

Et que si le Reiki est avant tout une pratique énergétique permettant d’accéder au bien-être naturel présent dans notre esprit en utilisant ses capacités, beaucoup le vendent comme une énergie qui se promène dans l’espace ou chez d’autres êtres, à laquelle le praticien se connecte et qu’il canalise chez la personne.

Alors que l’approche bouddhiste de la pratique d’origine du Reiki permet à la personne de goûter à son bonheur parfait en lui faisant utiliser les potentiels de son esprit, la pratique déviée du Reiki enferme la personne dans la dépendance à quelqu’un pour accéder à une énergie fictive qui n’a rien à voir avec les potentiels de son esprit, la poussant à se dissocier toujours plus d’elle-même et de son bonheur intérieur.

Le Reiki effectué dans le respect de la démarche d’Usui existe toujours

Le fondateur du Reiki Mikao Usui était un méditant japonais et s’est basé sur la connaissance et le fonctionnement naturel de l’esprit de l’être humain qu’il avait acquise au long de ses années de méditation pour développer la pratique du Reiki.

A son décès subit, il a laissé très peu d’écrits, car son enseignement était oral, comme toutes ces pratiques spirituelles. Christian Mortier, lui-même méditant dans la culture tibétaine, a pu accéder aux rares écrits d’Usui et à partir de ceux-ci, a remis en route une pratique du Reiki, respectant la tradition méditative et la connaissance du fonctionnement de l’esprit humain. D’où le terme Reiki Traditionnel.

Mais là encore existait une distorsion entre les explications d’une culture orientale japonaise bouddhiste pour la pratique spirituelle du Reiki, et le sens de la même démarche effectuée dans notre société contemporaine et occidentale. Il a fallu traduire et adapter un enseignement lié à cette connaissance de façon à ce qu’il puisse être suivi et compris en Occident, par des personnes bouddhistes et non bouddhistes. C’est la pratique du Reiki que l’on trouve en formation à FormaReiki (stage découverte du Reiki Traditionnel), à l’Institut de Reiki (formation plus poussée de Reiki) et chez les praticiens professionnels de la Fédération Française de Reiki Traditionnel, la F.F.R.T. (issus de l’Institut de Reiki).

Ainsi est né le Reikibunseki® – qui est la pratique du Reiki Traditionnel dans le respect de la pratique du fondateur, accompagnée des enseignements basés sur la connaissance du fonctionnement de l’esprit humain avec une pédagogie laïque, occidentale et contemporaine.

Etant donné que l’enseignement du Reikibunseki® est aujourd’hui qualifié et certifié par des organismes indépendants reconnus par l’Etat, l’Institut de Reiki a recours à un terme permettant de distinguer sa pratique vérifiée et transparente. Ainsi, depuis 2014, le terme japonais Reikibunseki® est remplacé par sa traduction française : la Reikiologie®, et il atteste du savoir-faire vérifié et validé des professionnels du Reiki Traditionnel.

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  • FEDE
  • Qualification des services intellectuels OPQF
  • Fédération de la formation professionnelle
  • Fédération Française de Reiki Traditionnel
  • SYNDICAT DU REIKI

Institut de Reiki - Formation professionnelle diplômante en Reikiologie®

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