Quels sont les dangers de la méditation et ses contre-indications ? Ils ne sont pas légion, mais il est important de les comprendre et de savoir les éviter. C’est ce que propose la Reikiologie, relation d’aide et d’accompagnement, basée sur l’union de la relaxation et de la méditation par le toucher.

Les dangers de la méditation et ses contre-indications

L’être humain au centre de la vérification

Les contre-indications existent pour toutes les pratiques touchant à l’être humain :

  • Avant d’opérer, les chirurgiens vérifient les antécédents du malade (opérations déjà subies, fragilités de certains organes, capacités à supporter une anesthésie, prise de tension…)
  • Les prises de médicaments génèrent aussi des vérifications
  • Avant de manipuler, les chiropracteurs vérifient l’état de la personne à l’aide de radiographies
  • La salle de sport en salle demande un certificat médical pour s’assurer que la personne peut fournir des efforts continus ; certains clubs de sport également
  • Certaines techniques de massage, comme l’acupression, nécessitent de vérifier que le masseur ne va pas appuyer sur une tumeur et l’écraser

Avant d’intervenir sur un être humain ou de lui proposer d’aller mieux dans sa vie, psychologiquement ou physiquement, il est naturel de vérifier que l’action mise en place ne va pas éloigner la personne du mieux-être qu’elle recherche… et contribuer à augmenter sa souffrance !

L’on pourrait alors parler d’éthique naturelle humaine. La pratique méditative touchant à l’être humain, on peut se douter qu’il existe aussi des dangers de la méditation.

Un constat : les dangers de la méditation et ses contre-indications sont rarement mentionnés

Souvent vendue comme le remède idéal à la souffrance psychique, la méditation est employée dans un manque de discernement généralisé, sans mention des dangers de la méditation.

Beaucoup relayent les résultats des études cliniques démontrant les bienfaits de la méditation : sur le système immunitaire, contre la dépression… générant de fait l’intérêt des personnes touchées par ces déficiences ou ces troubles mentaux, et leur laissant envisager l’éventualité de l’amélioration de leur état grâce à la méditation devenue un médicament.

Etant donné que la méditation est la voie de la sérénité, elle est perçue comme un long fleuve tranquille, et l’on ne pense pas aux dangers de la méditation… A tort ! Elle permet de libérer l’esprit de ses souffrances, faire émerger les mécanismes de notre esprit, avec une alternance régulière d’émergence des parties magnifiques de notre esprit et des parties bloquantes et annihilantes de notre esprit.

La structure de l’esprit-conscience humain utilisée à mauvais escient

Bien que sans substance, la conscience humaine a une structure, formée de 8 consciences : des sens, mentale, parfaite (esprit parfait) et non parfaite (égotique). Développées dans le cursus de maître praticien en Reiki Traditionnel, nous pouvons d’ores-et-déjà expliquer que nous expérimentons notre vie (notre esprit-conscience) avec ces 8 consciences comme support. Selon la connaissance que nous avons de leurs liens de fonctionnement et de leur utilisation, nous développons des schémas de conditionnement de l’esprit. Les actes découlant de ces schémas viennent renforcer nos mécanismes de conditionnement, et avec nos souffrances.

Nous ne le faisons pas exprès mais sans connaissance de ces mécanismes, il ne nous vient pas à l’esprit de changer notre utilisation pour stopper leur action génératrice de mal-être. Pour exemple, une personne morte de faim avance dans la nuit noire, à la recherche de nourriture. Dans l’obscurité, elle ne discerne pas la structure du paysage, ni ne sait vers quoi avancer pour manger. Elle avance donc au hasard et tâtonne avec les mains. Plus elle avance, plus elle brûle ses ressources, a faim et besoin de manger, et finit par s’écrouler, à l’agonie. Si le soleil se lève, elle ne peut que constater qu’il lui suffisait de se baisser pour ramasser les rares baies à manger… mais elle vient de les écraser en marchant dessus.

Il en va de même pour nous : nous sommes à la recherche d’une façon de vivre notre vie le mieux possible et le plus durablement possible, mais nous ne savons pas que ce bonheur durable réside en l’absence de souffrance dans notre esprit-conscience, et ne se trouve pas à l’extérieur de nous. Aussi, nous avançons dans l’obscurité du non discernement intérieur et dédions notre force de l’esprit à trouver ce bonheur là où il ne peut pas résider (chez les autres personnes, dans les situations, dans les objets, à l’extérieur de nous) avec pour effet d’annihiler nos potentiels naturels solutionnants. Moins ces potentiels s’expriment, plus nous les cherchons au mauvais endroit, et plus nous gaspillons ce qu’il en reste. Quels dangers de la méditation ? Aucun, jusqu’ici : elle a le même effet que le soleil, faisant apparaître les composantes de notre conscience et les dégâts que nous avons faits à utiliser notre esprit n’importe comment. Nous partons ensuite dans la bonne direction, mais entre deux, cela peut venir en rajouter à une déstabilisation psychologique déjà présente : d’où certains dangers de la méditation.

La méditation pour intégrer l’ego à l’esprit parfait

Il y a souvent deux étapes avec la méditation :

  1. Une prise de conscience de son fonctionnement erroné, générateur de mal-être, avec ou sans états d’âme pour les accompagner
  2. Un lâcher prise avec ce fonctionnement, plus ou moins naturel, selon la résistance des états d’âme précédents

Plus le méditant médite, plus il affine sa perception et sa compréhension du fonctionnement de son esprit. Plus il médite, plus il prend conscience que ses repères mis en place ont été érigés sur un fondement générateur de mal-être – comme s’il avait construit son immeuble intérieur du bonheur sur des sables mouvants. Il pensait pourtant avoir construit cet immeuble sur une surface solide, mais sa vision floutée du sol, qu’il pensait être solide, devient une vision très nette du sol… et il s’aperçoit qu’il a construit son immeuble intérieur sur des sables mouvants (c’est-à-dire sur l’ego). Et l’immeuble, avec tout le bonheur construit qu’il contenait, s’effondre. On peut deviner les dangers de la méditation, ou du moins ses contre-indications, pour une personne déjà fragile psychologiquement, avec des troubles mentaux.

Ainsi, le chemin du méditant est constitué de bousculements : petits et grands, en alternance avec des phases de petite et de grande sérénité.

Ce qui s’effondre intérieurement est le bonheur construit et non durable, c’est-à-dire l’ego, générateur de mal-être et de souffrance. Nous sommes merveilleusement faits au sens où lorsque l’ego, crispation de l’esprit, lâche, notre esprit parfait prend le relais : on dit que l’ego vient s’intégrer à l’esprit parfait. Ce qui émerge graduellement ne sont non pas des petits moments de bonheur, éphémères et constructions impermanentes, mais le bonheur durable et parfait, avec ses valeurs permanentes intrinsèque, appelées qualités d’esprit ou potentiels naturels solutionnants, et dont l’expression globale et simultanée dans l’infinité de l’esprit s’appelle l’Eveil de la Conscience.

Les étapes de la méditation : un travail de déconstruction de l’ego souvent déstabilisant

Quelles sont les phases dans la méditation ?

  1. En étant centré sur son esprit, le méditant se voit fonctionner et assiste au spectacle de son esprit : avec ses magnificences intérieures et les vécus extraordinaires qui les accompagnent et avec ses résistances intérieures, et les vécus désagréables qui les accompagnent. Il peut ainsi établir la cartographie de son esprit.
  2. Prenant conscience de sa mise en place du mal-être, le méditant a généralement états d’âmes et réactivités émotionnelles. Par exemple, une personne ayant l’habitude de ruminer mentalement va prendre conscience de l’ancrage de cette rumination mentale et peut avoir encore plus de mal à lâcher prise avec. Si elle n’est pas accompagnée, elle se dégoûte vite de la méditation, alors qu’un accompagnement avec des pratiques adaptées lui aurait permis de passer le cap. Le sens du travail est de transformer ces contractures de l’esprit (porteuses du mal-être), en dynamique naturelle (porteuse de bien-être durable). Nous verrons comment la Reikiologie®, avec ses méditations spécifiques, joue ce rôle.
  3. A force de méditer, le méditant « élague » les manifestations de son mal-être (les feuilles de l’arbre) et remonte jusqu’aux racines émotionnelles (les racines de l’arbre)
  4. En continuant, les racines sont entamées et laissent place à une phase « entre deux », où le méditant tâtonne intérieurement : d’un côté il commence à goûter aux fruits délicieux que sont ses potentiels naturels émergents ; d’un autre côté, il a du mal à laisser partir totalement la racine de mal-être. Un accompagnement est nécessaire, pour accélérer le processus de lâcher prise et laisser partir le reste de la racine, afin d’accéder à la partie de bien-être émergente (voir au n°6)
  5. Si le méditant décide de s’arrêter en chemin, c’est-à-dire aux feuilles de l’arbre qui ont été coupées et de ne pas poursuivre en s’occupant des racines, d’autres feuilles de mal-être pousseront à cause des racines de mal-être encore présentes
  6. Dans la phase « entre deux », le méditant se bat avec lui-même. Il sait profondément que ce qu’il faisait jusqu’ici ne correspond pas à sa profondeur et ses motivations profondes ; il ne veut plus de ce bonheur illusoire et aspire à un bonheur plus profond, authentique, mais la racine du mal-être n’étant pas entièrement dissoute, sa vision reste floutée et il ne sait pas encore comment il va exprimer, dans sa vie au quotidien, ce qui lui correspond profondément. Il a du mal à rebondir et cette phase de transition se solde généralement de deux façons : soit le méditant sait comment s’y prendre et lâche prise avec son ego, soit le méditant n’arrive pas à lâcher prise et son ego se renforce.
  7. Cette phase « entre deux » est évidemment vécue avec le mal-être plus qui a commencé à être transformé mais qui ne l’a pas été jusqu’au bout. Si le méditant est suffisamment structuré intérieurement, il arrive à lâcher prise et à rebondir : ses potentiels naturels solutionnants prennent le relais. Si le méditant n’est pas suffisamment structuré, une autre forme de souffrance prend le relais : la souffrance de la souffrance.

Même les plus grands maîtres de méditation ayant aujourd’hui atteint l’Eveil de la Conscience sont passés par ces phases. A commencer par le Bouddha, « attaqué » par le démon Mara et ses filles… qui ne sont que ses propres réactivités. On ne peut pas faire autrement : notre esprit fonctionne ainsi, que l’on soit d’accord avec ce fonctionnement ou pas. La véritable question est donc : est-ce que je continue à bâtir des étages à mon immeuble du bonheur érigé sur des sables mouvants jusqu’à son écroulement (se manifestant par un accident – perte de travail, maladie, détresse psychologique…) ? Ou est-ce que je commence à déconstruire tranquillement l’immeuble à mon rythme, pour chercher le bon sol avec les bonnes fondations ?

L’enseignement bouddhiste est rempli de ce constat et de ce travail nécessaire : même Milarepa, devenu un grand maître au 11ème siècle, a dû commencer par ériger, sur les ordres de son enseignant Marpa, et à mains nues, des bâtiments ayant des formes spécifiques – triangle, demi-lune, etc., et correspondant aux formes de l’esprit – pour les déconstruire aussitôt… Tel fut le début des enseignements de Marpa, avec un sens pouvant paraître superficiel si l’on s’en tient à l’assemblement de pierres, ou pouvant être très profonds, si l’on se base sur la structure profonde de l’esprit… mais ayant amené Milarepa sur le chemin de l’Eveil.

La réalité de la méditation ne doit pas être occultée

Ni les dangers de la méditation.

Déjà, il faut plusieurs centaines d’heures de « vol » dans la méditation pour se heurter à ses racines égotiques et il est vrai qu’au début, l’ego ne se méfiant pas, la méditation est tranquille. Tout méditant sait que cela ne dure pas.

Que faire ? Faut-il informer les gens de cette réalité, ou bien se dire qu’ils finiront bien par s’en rendre compte tous seuls ?

Evidemment, on peut comprendre que de tels discours sur la réalité et les dangers de la méditation ne sont pas vendeurs. Mieux vaut insister sur les bienfaits et taire les contre-indications…

La personne vendant la méditation, sans être un méditant expérimenté, sans connaissance de la profondeur de l’esprit permettant de vivre ce cheminement le mieux possible, ne sachant pas de quoi elle parle, aidera sûrement l’autre à construire son immeuble du bonheur plus haut et plus vite, et contribuera aussi sûrement, de fait, à la chute de l’immeuble de l’autre. Faut-il privilégier cette vision à court terme et commerciale ? Tant que la personne est dans la consommation des pratiques du bonheur, autant profiter soi-même de son argent et avoir sa part du gâteau !… Faut-il faire miroiter à la personne la méditation comme la solution à tout et taire cette évolution naturelle que connaissent les méditants avérés ? Et tant pis pour les dangers de la méditation !

Faut-il lui expliquer que ce n’est pas la méditation qui fait le bonheur, mais qu’elle est un véhicule dont l’utilisation mène au bonheur et que comme tout chemin que l’on prend, il y a des montées et des descentes à franchir ? Que le principe même de la méditation n’est pas d’arriver, mais de parcourir le chemin (vivre la transformation de l’esprit), et que ce chemin peut se faire le mieux possible avec les pratiques adaptées, répondant parfaitement aux émergences successives de l’esprit dues à la transformation qu’il vit ? Chacun prendra ses responsabilités, et récoltera ce qu’il aura semé.

C’est un enjeu d’éthique, l’éthique étant l’expression naturelle de notre esprit parfait, au même titre que l’amour inconditionnel, la compassion, la sagesse, l’altruisme. Taire les dangers de la méditation ne fait pas partie de l’éthique de l’Institut de Reiki, consistant à ne pas entraîner l’autre à faire quelque chose contre sa demande, ou dans des difficultés supplémentaires. Il a déjà assez de celles qu’il a engendrées.

Les fragilités psychologiques ne doivent pas être occultées non plus

Si la personne a des fragilités psychologiques, les dangers de la méditation sont réels et la phase « entre deux » ne doit pas être prise à la légère. La personne vient de perdre des repères importants de sa vie, et ne sait plus à quoi se raccrocher « intérieurement ». Cette phase de transition, pourtant normale, est vécue comme un grand vide, et une absence de sens amplifiée, venant se greffer sur la détresse psychologique déjà issue de ce manque de sens. Cela peut se manifester sous plusieurs formes : décompensations, délires, passages à l’acte. D’où les contre-indications.

Il n’est pas rare d’assister, lors de retraites de méditation intensive, à des épisodes où les personnes décompensent. C’est la raison pour laquelle il faut bien choisir les instructeurs de méditation : ainsi, les vrais lamas ne laissent pas commencer tout de suite avec de longues retraites, mais freinent les ardeurs de la personne en lui faisant effectuer des retraites de quelques jours, pour commencer. Ils connaissent les dangers de la méditation. Si la personne est restée équilibrée, elle peut enchaîner sur une retraite plus longue… et ainsi de suite jusqu’à acquérir la stabilité de l’esprit nécessaire pour suivre la retraite de 3 ans, 3 mois et 3 jours.

Voici quelques exemples des dangers de la méditation et ses effets, sur des personnes ayant des fragilités psychologiques :

  • Une personne dépressive, n’ayant déjà plus le sens de la vie, voit cette absence de sens renforcée et ne connaissant pas d’autre solution pour stopper cette souffrance, passe généralement à l’acte.
  • Une personne sujette à des troubles psychotiques tels que la schizophrénie ou des bouffées délirantes perd encore plus les repères de la réalité… ce qui renforce son mécanisme de déréalisation et déclenche des crises.

Ce qu’il faut comprendre et retenir de ce fonctionnement

On peut décider de ne pas méditer finalement, pensant qu’ainsi, il n’y aura pas à déconstruire l’immeuble du bonheur, reposant sur des sables mouvants.

C’est à chacun d’effectuer son choix, en vérifiant par lui-même si l’immeuble du bonheur construit est pérenne et ne disparaît jamais. Ou on peut se poser la question de savoir s’il ne vaut pas mieux déconstruire cet immeuble.

Dans le premier cas, l’immeuble s’écroule contre notre volonté, et nous subissons cela. L’émergence de nos potentiels solutionnants se fait dans la résistance et la douleur.

Dans le second cas, l’émergence de nos potentiels solutionnants se fait dans le lâcher prise et le plaisir : l’immeuble est déconstruit avec notre volonté, et nous devenons acteurs de cela ; nous pouvons choisir notre rythme de déconstruction, la façon de le déconstruire, et vivons pleinement, dans l’ouverture et la disponibilité, l’émergence de nos potentiels naturels solutionnants.

La méditation de la Reikiologie permet d’intégrer l’ego en douceur

La Reikiologie® (toucher méditatif thérapeutique du Reiki Traditionnel) et les contre-indications

Le Reiki Traditionnel, et plus spécifiquement la Reikiologie®, est basé sur l’union de la relaxation et de la méditation et est bien évidemment soumis aux contre-indications, à cause des dangers de la méditation.

Il n’est pas envisageable d’allonger les personnes et de leur faire une séance de relaxation méditative sans s’être assuré que la séance de reiki ne va pas contribuer à fragiliser la personne psychologiquement.

Mais chacun n’étant pas médecin ou psychiatre, comment s’assurer de ne pas faire de bêtise ?

Les contre-indications de la Reikiologie :

  • Dépression en phase aiguë (recevoir quelqu’un en dépression fait partie des dangers de la méditation)
  • Troubles bipolaires non stabilisés (accompagner ces troubles fait partie des dangers de la méditation)
  • Déréalisation et troubles psychotiques – délires, hallucinations : schizophrénie, bouffée délirante, paranoïa… (dangers de la méditation)

Le toucher méditatif thérapeutique et les contre-indications

A l’Institut de Reiki, la formation professionnelle contient un enseignement complet sur les contre-indications de la Reikiologie®. Sachant que de nombreuses personnes souffrant de troubles psychologiques sont aussi demandeuses de relaxation méditative, il faut pouvoir identifier et comprendre les difficultés des consultants et y répondre par une pratique adaptée. Ainsi, chaque praticien apprend à connaître quelles sont les indications et les contre-indications de sa pratique et à repérer certaines formes de personnalités qui seront difficiles à accompagner, le cas échéant, pour les orienter vers le professionnel médical dont a besoin la personne, avant d’envisager des séances de Reiki.

L’accompagnement des réactivités émotionnelles

Nous avons précédemment mentionné l’éthique nécessaire pour ne pas entraîner l’autre à faire quelque chose dont il n’est pas demandeur…

Sachant que le consultant (personne qui consulte) vient nous voir en cabinet pour arrêter des phases plus ou moins bousculantes de sa vie, et connaissant la structure de l’esprit et son fonctionnement, le lien entre les deux est évident, et nous savons que les phases bousculantes traversées par le consultant sont ses réactivités naturelles, avec lesquelles il s’est conditionné et dans lesquelles il s’est enfermé.

Il vient justement nous voir en cabinet parce qu’il ne sait pas comment gérer cela…

La spécialisation du maître praticien en Reikibunseki® face aux réactivités émotionnelles

Lors de sa formation au référentiel métier Reikibunseki®, le maître praticien apprend à mettre en place un accompagnement sur mesure faisant accélérer l’émergence des potentiels naturels solutionnants du consultant : dans un premier temps, il est formé pour aider le consultant à aller chercher en lui ces ressources nécessaires, par la séance en elle-même où le maître praticien utilise des méditations spécifiques pour son consultant.

Dans un deuxième temps, lorsque le consultant demande à être autonome, le maître praticien lui apprend des exercices dédiés, de méditation laïque, pour que le consultant aille chercher seul, à son tour, ses ressources de transformation en lui-même, pour donner du sens aux difficultés qu’il rencontre. Le maître praticien agréé Reikibunseki® dispose d’une « caisse à outils méditatifs » pour transformer ces réactivités égotiques. Ces exercices de transformation ont été développés par Christian Mortier dès 2001 (*) avec la mise en place du référentiel de compétences métier du Reikibunseki® :

  • quelques-unes sont abordées dans le cursus de praticien de Reiki, où l’on découvre le fonctionnement de l’esprit
  • mais elles sont essentiellement abordées dans le cursus de maître praticien, où l’on apprend à déraciner les réactivités à leur source.

(*) Pour rappel, pour mettre en œuvre ces enseignements et pratiques de transformation, Christian Mortier s’est basé sur les enseignements qu’il a suivis avec Kalou Rimpotché et Bokar Rimpotché, et sur les travaux de Francisco Varela.

La Reikiologie® : faire émerger la joie naturelle des résistances égotiques

Sans aller jusqu’aux dangers de la méditation, nous avons évoqué dans les paragraphes précédents l’incontournable fin de l’immeuble du bonheur construit et compris la fragilité de cet immeuble érigé sur des sables mouvants… avec pour résultante soit la résistance et la douleur si cette déconstruction est subie, soit le lâcher prise et le plaisir si cette déconstruction est active.

Comment est-il possible de déconstruire quelque chose que nous avons aimé ou aimons encore, et de ne pas en souffrir ?

La Reikiologie®, basée sur les exercices de méditation de transformation du Reikibunseki®, permet de faire émerger la joie de vivre naturelle par la transformation des résistances égotiques, joie coincée par ces résistances.

Etant donné que nous vivons directement les fruits (mieux-être) de l’ouverture générée par cette transformation, nous parvenons même à avoir du plaisir à pouvoir transformer ces résistances. Il ne s’agit pas de prétendre que c’est facile ou que nous sommes heureux d’avoir souffert jusqu’ici, mais une telle appréhension du travail libérateur méditatif dépend du travail jusqu’ici fourni par le méditant et de son intégration de la pratique de méditation.

En tous les cas, nous faisons émerger de la transformation de l’ego le bonheur qui y était « prisonnier », et vivons un mieux-être dans cette ouverture, plutôt que de fuir l’ego pour aller chercher un autre bonheur à construire, non pérenne.

Reiki Usui via Takata : attention aux dérives du Reiki

Il n’y a pas que les dangers de la méditation, mais du reiki tout court. Tous les Reikis ne sont pas de la Reikiologie®, mais reposent exclusivement sur des croyances new age non démontrables. Ce sont des pratiques détournées du sens d’origine du Reiki où le travail intérieur méditatif a été remplacé par des branchements sur l’énergie universelle cosmique, des anges, de bouddha, des dragons, des fées… Les praticiens continuent à appeler cela reiki, alors que ce n’en est plus. Pire, de par leur méconnaissance totale du fonctionnement de l’être humain, ils arrivent à déstructurer les personnes en détresse venant les voir.

Praticiens professionnels autoproclamés donnant des « soins reiki »

Le premier repère possible à obtenir est l’origine de la formation de la personne. Si son cheminement passe par la « lignée » Hawayo Takata pour remonter jusqu’à Mikao Usui, il s’agit d’une pratique du Reiki détournée de son sens d’origine, puisqu’Hawayo Takata :

  • encourageait les gens à ne pas se soigner, même des tumeurs, et à faire du reiki à la place
  • ressuscitait les morts et recollait les doigts coupés, sans marque de cicatrice…
  • Les livrets bleus de l’Alliance Reiki indiquent : « Vos mains émettent des vibrations quand vous les imposez à l’organe malade. La douleur est supprimée, le saignement d’une blessure est stoppé, vos mains sont prêtes à soigner les maladies aiguës et chroniques, des êtres humains, des plantes, des oiseaux, des animaux en général. »

Ainsi les praticiens soignent les personnes, certains allant jusqu’à se substituer au monde médical – même si officiellement sur leur site internet ils s’en défendent. Les témoignages à ce sujet sont malheureusement nombreux.

En un mot, le fondement même de la pratique étant sur des sables mouvants, à cause de ce que Takata, autoproclamée premier maître reiki, en a fait, toutes les personnes se basant sur ce fondement continuent à construire l’immeuble du Reiki sur ces sables mouvants. La réalité de la vie en est autre et les rattrape déjà…

Absence de connaissance sur les contre-indications

Comment les praticiens des lignées Hayashi et Takata pourraient-ils avoir été sensibilisés aux contre-indications puisque les deux personnes dont ils se revendiquent, Hayashi et Takata, présentaient eux-mêmes ces contre-indications ?

Hayashi s’est proclamé successeur du fondateur Mikao Usui à son décès alors que ce dernier ne l’avait pas mandaté pour cela (mégalomanie et certainement dissociation de la réalité, ayant abouti au suicide d’Hayashi – le fameux passage à l’acte).

Il a transformé la pratique méditative du fondateur en pratique de soins et a appris à son élève Takata à arrêter un saignement de nez, comment traiter les problèmes d’yeux et de bouche tels que le cancer et les ulcères, juste en apposant les mains. Bref, sous Hayashi, le reiki devient une pratique magique, mystique, et de croyance, avec des pouvoirs de guérison de symptômes.

Voir les sources sur Chujiro Hayashi et son école dissidente du Reiki, la Hayashi Reiki Kenkyukai.

Quant à Takata, elle parlait aux fantômes, elle transformait les bijoux en or, elle entendait les voix de mondes parallèles, elle ressuscitait même les morts avec le reiki… En un mot, cette personne était une affabulatrice, y compris jusqu’à revisiter entièrement à la façon new age Takata, la vie du fondateur Usui : en psychologie, on est proche de la déréalisation. La dissociation avec la réalité fait elle-même partie des contre-indications… Voir les sources sur Takata

En conclusion, il faut être vigilant et vérifier quel est le parcours professionnel du praticien de Reiki, afin de vérifier qu’il n’entraînera pas la personne qui vient le voir dans des difficultés encore plus grandes que celles avec lesquelles elle est arrivée… Il faudra aussi vérifier s’il est sous supervision une fois à son compte et si oui, avec qui et de quelle façon.

E.Ivanez

Texte déposé sous copyrights. Non autorisé à la reproduction partielle ou intégrale (mentions légales)

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