La souffrance psychique, appelée aussi souffrance psychologique, engendre des formes de souffrance plus ou moins accentuées – certaines touchant jusqu’au corps. On parle alors de souffrance psychophysique. Quelles en sont les formes principales ? Quelle est son évolution et jusqu’où peut-elle nous conduire ? Existe-t-il un moyen d’arrêter cette souffrance et si oui, pourquoi ?

Nos méthodes occidentales ne permettent pas encore de trouver une réponse permettant de stopper durablement la souffrance psychique. Pourtant, la solution durable est déjà là, et connue. Elle nous est apportée par l’Abhidharma, analyse supérieure des phénomènes de l’esprit humain, qui donne des explications sur la structure de notre esprit et des mécanismes à l’origine de la naissance de cette souffrance psychique. Les apports de cette science de l’esprit (communément et vulgairement appelée « le bouddhisme ») sont aujourd’hui appuyés par des scientifiques occidentaux émérites, s’intéressant à cette discipline orientale aux connaissances et aux révélations fabuleuses sur notre fonctionnement, connaissances aux balbutiements desquelles nous en sommes dans nos civilisations contemporaines occidentales.

Dans la première partie de cet article nous allons nous efforcer d’aborder ces connaissances sur la souffrance psychique avec des mots et des explications simples, laïques, nous permettant de faire le lien entre ces connaissances et notre savoir occidental actuel.

Dans la deuxième partie à venir de cet article, nous aborderons les pratiques disponibles pour faire ce cheminement, avec le sens du travail effectué, et verrons en quoi la Reikiologie, pratique émergente du bien-être durable, accessible à tous, contribue largement à notre mieux-être en s’appuyant sur l’Abhidharma.

Préambule sur la notion de souffrance psychique

La souffrance psychique est variée et prend de multiples formes : elle peut être très forte ou à peine perceptible. La souffrance psychique peut être vécue avec l’intensité d’un contact d’une plume sur la peau (souffrance subtile). Pour d’autres, la souffrance peut être vécue avec l’intensité d’un grain de sable dans l’œil (souffrance psychophysique). Il n’y a pas de souffrance meilleure à vivre qu’une autre, lorsque l’on sait que l’intensité d’une plume sur la peau peut évoluer en intensité de grain de sable dans l’œil.

En sanskrit, le terme souffrance se dit : duhkha. Il désigne toute sorte de souffrance, de la plus subtile à la plus concrète.

L’article suivant aborde donc la souffrance dans toutes ces expressions, quelle qu’en soit l’intensité générée, et surtout les mécanismes qui la déclenchent, afin que chacun de nos stagiaires ait en main les clés théoriques pour aller plus loin dans son intégration des pratiques appropriées de la Reikiologie, que nous voyons durant le cursus de formation de praticien en Reiki Traditionnel et de maître praticien en Reiki Traditionnel, et en avoir les fruits : un mieux-être progressif et durable.

L’origine de la souffrance selon le Bouddha (‘4 nobles Vérités’)

Les quatre marques caractéristiques de l’enseignement dispensé par le Bouddha, être humain ayant atteint l’Eveil de la Conscience (c’est-à-dire ayant reconnu la nature de l’esprit et ainsi déraciné définitivement la souffrance de son esprit) sont les suivants :

  • Tous les composés sont impermanents,
  • Tout ce qui est souillé entraîne la souffrance,
  • La réalisation est paix,
  • Tous les phénomènes sont vides d’existence propre (vides ‘d’entité indépendante’).

Ces quatre caractéristiques sont en lien direct avec les quatre nobles réalités décrites dans l’article que nous avons déjà publié sur ce blog. Pour rappel, ces quatre nobles réalités sont :

  • Le constat que la souffrance psychique existe (‘la vérité de la souffrance’),
  • L’origine ou la façon dont notre souffrance psychique naît (‘la vérité des causes de la souffrance’),
  • La cessation ou la possibilité d’arrêter la souffrance psychique (‘la vérité de l’extinction de la souffrance’),
  • Le remède pour faire cesser la souffrance psychique (‘la vérité de la voie vers l’extinction de la souffrance’).

Ce point est largement développé dans l’UF 9-1 l’Entrancende®, dans la première année de la formation de Maître Praticien en Reiki Traditionnel, mais pour faire un lien entre les quatre marques caractéristiques et les quatre nobles réalités :

  • Le constat que la souffrance psychique existe est dû au fait que les composés sont impermanents.
  • L’origine de la naissance de la souffrance psychique est dû au fait que l’esprit est « souillé ».
  • La possibilité d’arrêter la souffrance psychique est due au fait que la réalisation de la nature de l’esprit est paix, ou bien-être durable et parfait.
  • Le remède pour faire cesser la souffrance psychique est la reconnaissance que tous les phénomènes sont vides d’existence propre : ce sont des composés impermanents.

Le constat de la souffrance psychique : tous les composés sont impermanents

En clair, tout ce qui est un amalgame ou la réunion de plusieurs éléments agglomérés est impermanent : il a un début, vit et évolue, et a une fin.

L’Univers est un espace contenant un amalgame de planètes, de gaz, d’astres… Cet univers est en constante évolution. Il est né et mourra un jour. Il est à noter que l’espace étant immatériel, l’espace lui-même n’est pas un composé. Ainsi, si les astres au sein de l’espace infini évoluent, l’espace lui-même est permanent.

La planète terre est un amalgame d’éléments comme la terre, l’eau, le feu, l’air et l’espace. Elle est née, est en constant changement et mourra un jour.

Une maison que l’on construit est un amalgame de plusieurs matériaux composant sa structure. Ces matériaux s’érodent avec le temps, finissent par disparaître et la maison n’est plus.

Le corps humain est composé d’os, de chairs, de liquides, de température, de souffles, de cavités… Ce corps humain est né, évolue dans le temps et s’arrête un jour. Quant à l’esprit, conscience animant le corps, c’est un espace dans lequel apparaissent ce qu’on appelle des phénomènes, à savoir des pensées, des émotions conflictuelles, des images, des sensations… Les pensées viennent à l’esprit, ainsi que les images, les émotions, etc. Toutes finissent par disparaître. L’image elle-même nous apparaissant à l’esprit est composée de formes, de couleurs, expression de l’esprit. La vision de l’image est un amalgame de sensation, de l’image perçue, de la conscientisation de cette image, etc. Les phénomènes de l’esprit sont eux aussi composés et impermanents.

Les actes sont également des composés : qu’est-ce qui a engendré un acte et qu’est ce qui participe à l’acte ? Par exemple, un acte est un ensemble d’éléments comme la pensée de la personne avec une motivation et avec un geste du corps l’accompagnant, avec une parole dite au même moment. A leur tour, de quoi sont composés ces éléments ? Par exemple, de quoi était composée la motivation ? La motivation est une expression intérieure née d’un désir de quelque chose, de la peur d’autre chose, d’une connaissance plus ou moins partielle de la relation de cause à effet… Qu’est-ce qui compose la connaissance partielle de la relation de cause à effet ? Etc.

Ceci ne sont que des exemples que nous pourrions développer sur des pages entières, mais servant surtout à nous faire prendre conscience que les éléments composés sont nombreux et tendent vers l’infiniment petit. Qu’y a-t-il au-delà de l’infiniment petit ?

Ainsi, tout ce qui est un composé est par définition impermanent. Cette impermanence, consiste toujours à la même progression : naissance – vie – arrêt.

Cette impermanence génère la souffrance, parce que tout ce qui est composé finit par s’arrêter, mais aussi parce qu’il est soumis à une évolution, ou transformation permanente.

L’origine de la souffrance psychique : tout ce qui est ‘souillé’ entraîne la souffrance

Le terme ‘souillé’ se rapporte au fonctionnement de l’esprit, parfait en essence. Ainsi, souillé se rapporte à l’ego, qui est le germe de la souffrance psychique. Afin de rester le plus concret possible, nous dirons simplement que l’ego est la notion d’un « je » existant à part entière : je suis, je pense que, j’existe en tant que tel. Mais si nous commençons à chercher ce qu’est « je », nous constatons que « Je » est un composé : c’est l’ensemble de mon esprit (dont les phénomènes sont soumis à l’impermanence), de mon corps (soumis à l’impermanence, dont nous savons aujourd’hui qu’entre 50 et 70 milliards de cellules meurent chaque jour. Ces cellules sont elles-mêmes des composés), de mon énergie (soumise à l’impermanence : je me sens plein d’énergie, puis 15 minutes plus tard vidé d’énergie…). Par ailleurs, où se situe « je » ? Si je découpe mon corps, puis-je me trouver ? Si le « je » est mon cerveau, ne suis-je qu’une masse visqueuse avec des milliards de neurones ? Si « je » est dans mon cerveau, puis-je le voir en découpant le cerveau ? Où ? Si « je » suis dans mon esprit, puis-je le situer et le montrer ? Si « je » suis mon corps et mon esprit, le corps étant un composé impermanent, « je » peut-il être réellement indivisible et permanent ? D’autant que mon esprit est l’expression de phénomènes impermanents. Il est clair que le « Je » est aussi un phénomène de l’esprit puisque composé de tout ce qui vient d’être nommé… Même l’expérience de ce phénomène est un composé : le vécu que j’en ai, indissocié de son apparition et de ‘celui’ qui les vit.

Cela signifie que la souffrance psychique naît du fait que les actions effectuées avec l’ego – tout ou seulement en partie – sont souillées, car elles ne correspondent pas à l’esprit parfait : elles sont effectuées avec une démarche partiellement erronée : celle de croire que celui qui fait, le « je », est permanent.

Il existe trois types d’actions ayant pour origine l’ego, ce qui génère les souffrances correspondantes : l’acte négatif, l’acte égoïste et l’acte dualiste.

L’acte négatif produit un résultat négatif à vivre qui est une souffrance psychique : s’en prendre physiquement à quelqu’un et être rongé de remords plus tard.

L’acte égoïste produit un résultat positif à vivre, mais non permanent, donc de souffrance : j’aide des personnes pour m’entendre dire que je suis quelqu’un de bien et je me sens heureux. Mais lorsqu’on ne me le dit plus, je suis triste. En fait, j’ai construit le bonheur de me sentir bien, mais il est éphémère et fait place à la souffrance psychique.

L’acte dualiste étant par définition exécuté dans la dualité, ne peut faire disparaître le germe de l’ego, générateur de la souffrance psychique.

La réalisation est paix : la cessation de la souffrance psychique

Il est possible de faire cesser cette souffrance – vient alors l’absence de souffrance : le bonheur durable et parfait, ou Eveil de la Conscience.

La paix intérieure n’est autre que l’état d’esprit émergeant de l’obtention de l’absence de souffrance, l’esprit se reconnaissant lui-même. Débarrassé des miasmes qui venaient le polluer et redéclenchaient à longueur de temps, par résonance, le mal-être, l’esprit n’est plus dans l’illusion de « moi et l’autre ».

En quoi consiste l’illusion ? On pourrait s’imaginer devant un miroir et l’on y regarde son visage. Sur la surface du miroir, des tâches. Nous pouvons nettoyer le miroir pour enlever les miasmes, et obtenir un reflet sans tâche de notre visage. Mais le reflet n’est qu’un reflet : c’est une projection de mon visage. En aucun cas la projection de mon visage n’est mon visage. L’illusion est de penser que le reflet dans le miroir est son propre visage.

Il en va de même pour l’esprit : la réalisation de ce qu’il est, ou la reconnaissance de sa véritable nature, fait cesser l’appréhension duelle et systématique du monde « je – autre ».

Peut-on avoir une idée de ce que signifie la réalisation ? Les grands maîtres expliquent qu’il n’y a pas de mot pour décrire cet état d’esprit qui ne peut que se vivre. Si l’on veut savoir ce que c’est… il faut faire le chemin !

Le remède pour arrêter la souffrance psychique : tous les phénomènes sont vides d’existence propre

Que signifie : les phénomènes sont vides d’existence propre ? Si l’on regarde de près, une image venant à l’esprit ne naît pas toute seule. Elle n’est pas indépendante au sens où elle se donnerait l’ordre à elle-même d’apparaître. Ensuite si j’analyse cette image qui apparaît sur l’écran mental intérieur, elle n’est pas quelque chose d’indivisible mais bien composée d’éléments : un objet mental (par ex. l’image de la Tour Eiffel) + la faculté mentale permettant d’entrer en contact avec l’objet + la conscience, permettant de prendre conscience de l’image.

Le caractère « vide d’existence propre » est en lien direct avec le caractère d’impermanence. Nous avons vu d’une part que l’esprit de l’être humain est un espace dans lequel apparaissent ce qu’on appelle des phénomènes (pensées, émotions, sensations…), d’autre part, que les phénomènes de l’esprit sont impermanents. En revanche, l’espace infini de notre esprit accueillant ces phénomènes – tout comme l’espace infini de l’univers accueille tous les astres – est un contenant, un espace immatériel, inaltérable et permanent. Le contenu de cet espace, lui, est en constante évolution et soumis à l’impermanence.

Ainsi, dans notre esprit, une partie est permanente : il s’agit de la profondeur de l’esprit (vacuité de l’esprit), c’est-à-dire la partie féminine ou réceptive. Quant à l’autre partie, qui est la dynamique de l’esprit (clarté de l’esprit), c’est-à-dire la partie masculine ou active, elle est soumise à la naissance, à l’évolution, et à l’arrêt. Cette autre partie est impermanente.

Telle est la dualité de l’esprit : partie permanente et partie impermanente de l’esprit. Dans cette dualité, l’esprit est séparé de lui-même. Dans cette séparation intérieure naît la souffrance – ce que la Reikiologie® nomme la souffrance naturelle. L’union de l’esprit avec lui-même permet d’arrêter la souffrance naturelle.

Un constat est que tous les êtres humains ont ce même potentiel de réalisation : tous fonctionnent de la même façon. Si l’on se base sur les mécanismes, ils ont tous un esprit, espace infini contenant des phénomènes : ils pensent, rêvent, ont des émotions, ont des ressentis, y compris la notion d’individualité, qu’ils résument à « je ». Tous peuvent constater que ces phénomènes naissent, vivent un temps et disparaissent.

Tout le monde peut donc apprendre à reconnaître le fonctionnement de son esprit et à l’utiliser correctement pour faire cesser la souffrance psychique. Ce travail s’effectue avec des pratiques appropriées.

Les trois formes de souffrance décrites par le Bouddhisme : un mal-être que nous connaissons tous

La souffrance subtile (Reiki : la souffrance naturelle)

La souffrance subtile est ce que nous appelons la souffrance naturelle dans la Reikiologie®. La plupart du temps, elle passe inaperçue. C’est la souffrance issue d’un manque dû à la dualité. Est-il possible d’arrêter cette souffrance naturelle de l’esprit en comblant ce manque avec quelque chose d’extérieur à notre esprit ?

Prenons un exemple métaphorique, poussé à l’extrême, pour bien montrer le mécanisme de l’insatisfaction nous faisant dire « il me manque quelque chose » : Imaginons une personne sans domicile fixe. L’hiver approche et elle se dit « il me manque un endroit chaud » C’est sa première priorité. Elle va donc dormir dans les couloirs du métro. Au bout d’un moment, la première priorité satisfaite, elle se dit « j’ai faim, il me manque à manger ». Elle commence à faire la manche pour pouvoir s’acheter régulièrement à manger. Cette deuxième priorité satisfaite, elle peut avoir d’autres besoins s’exprimant : « J’aimerais un endroit plus calme ». Avec beaucoup de temps et de patience, elle y parvient. Puis elle pense « il me faudrait d’autres habits » et se met à la recherche de cela. Une fois son manque comblé, elle se dit « les jours sont longs, il me manque une occupation ». Elle se procure des livres. Puis elle pense « C’est dommage de ne pas mettre à profit tout ce que j’ai appris. Il me manque la satisfaction de mettre en forme mon savoir ». Lorsqu’elle aura trouvé un travail, elle se dit « La mise en forme de mon savoir me fatigue, j’ai besoin d’une pause. » Et elle part en vacances. Cette satisfaction exaucée, elle pense : « Maintenant que j’ai un travail et des vacances, je dois devenir quelqu’un. ». Une fois gravie l’échelle sociale, elle se dit « Cela ne me suffit plus. Il faut que… » Et ainsi de suite.

Cette petite histoire montre qu’une fois l’insatisfaction première comblée, une autre vient prendre le relais, et cela sans fin. Ainsi, la satisfaction vécue par l’obtention d’acquis extérieurs à l’esprit n’est pas durable. Il ne s’agit pas non plus d’arrêter de vivre, de ne plus aimer la vie, de renoncer à tout, de critiquer ceux qui misent sur l’extérieur ou ceux qui recherchent leur intériorité ; simplement, si l’on souhaite arrêter durablement la souffrance psychique, il s’agit de gagner du temps avec une pratique appropriée, parce que l’on sait que la bonne direction a été trouvée, démontrée et testée : la solution durable n’est pas en dehors de notre esprit. En effet, la sensation de manque étant générée dans l’esprit, la souffrance du manque, la souffrance du vide vécu, ce goût intérieur de « il me manque quelque chose », ne peut être stoppé que par l’esprit. L’acquisition d’objet ou de situations étant extérieurs à l’esprit, la souffrance peut se calmer… mais temporairement. Elle finira par reprendre – à plus ou moins longue échéance, et sous une autre forme : c’est ce que l’on appelle le déplacement de symptôme.

La souffrance subtile est en lien direct avec les composés, par nature impermanents. Pourquoi ? Pendant la première année de maître praticien, durant l’Entrancende®, nous abordons la structure de l’esprit, telle qu’expliquée dans l’Abhidharma. Ainsi, nous apprenons que l’esprit est composé de 5 agrégats, de 12 sphères sensorielles et de 18 processus cognitifs. Nous étudions beaucoup d’autres choses, y compris les relations d’interdépendance. Ces composants forment l’ego. L’ego forme la dualité. Etant donné que nous sommes systématiquement dans une perception selon laquelle le monde est réparti entre « moi » et « l’autre », entre « l’intérieur » et « l’extérieur », nous n’avons de cesse de percevoir le monde de façon séparée, un peu comme une opposition permanente de soi-même avec le monde l’entourant, qui n’est pourtant que sa propre vision. Là est le caractère composé et impermanent de notre perception du monde. Nous vivons le monde non pas en union mais en séparation systématique de nous-même. Cette séparation est vécue comme « il me manque quelque chose » : c’est la souffrance subtile.

La souffrance subtile donne naissance à toutes les autres formes de souffrance.

La souffrance du changement (Reiki : le mal-être dû au caractère impermanent de la vie)

La souffrance du changement découle de la souffrance subtile. Elle est déjà plus perceptible dans le vécu. Comme expliqué précédemment, elle est générée par un acte égoïste ou égotique et engendre une expérience heureuse à vivre. De fait, l’action mise en place se solde par un bien-être à vivre pour la personne. Ce bien-être ayant été mis en place, il a eu évidemment un début… Nous savons déjà qu’il aura une fin. Ne dit-on pas : « c’est trop beau, cela ne va pas durer ? »

En somme, nous souffrons doublement : en anticipant que ce que nous vivons va s’arrêter, puis lorsque cela s’arrête, nous souffrons de ce qui n’est plus là ! Telle est la souffrance du changement.

Comment expliquer cela ? La souffrance subtile est contenue dans la souffrance du changement. Bien que l’acte ait généré un bien-être, ce vécu de bien-être contient ‘une partie de’ souffrance subtile : ce bien-être étant ainsi composé, il ne peut être qu’impermanent.

Cela signifie que plus nous mettons en place des choses ou des situations basées sur un bien-être impermanent, plus nous préparons une souffrance – celle générée par la perte ou la perspective de la perte de ce que nous avons mis en place. L’enseignement bouddhiste explique qu’il s’agit d’un mal-être latent, issu du plaisir, du confort, des désirs, et qui ne sont pas le bonheur durable et parfait.

Nous pouvons cependant noter que nous ne sommes pas tous égaux devant le changement et n’éprouvons pas obligatoirement la même souffrance : certaines personnes sont paralysées et perdent le goût de vivre au constat du changement. D’autres personnes trouvent leur motivation et l’envie d’avancer dans le changement. Les premières personnes ont une souffrance du changement très présente, les secondes moins.

La souffrance de la souffrance (Reiki : le mal-être dû à la maladie, aux douleurs physiques, aux émotions conflictuelles…)

Evidemment, cette souffrance découle des deux précédentes. Elle est encore plus concrète à vivre que la souffrance subtile et la souffrance du changement.

La souffrance de la souffrance touche de multiples aspects : le mal-être que nous vivons en général, comme le mal de vivre, ou le stress, mais aussi des formes plus concrètes : l’annonce d’une maladie plus ou moins grave, faisant naître des questions existentielles. La présence de douleurs physiques comme la somatisation, ayant une origine non médicale.

En un mot, il s’agit des difficultés, des problèmes, des peines que nous vivons au quotidien, lesquels d’ailleurs s’accumulent les uns aux autres.

Ces trois formes de souffrance sont prises en compte dans notre enseignement

Nous pourrions dire que ces trois types de souffrance sont en lien avec les trois mauvais chemins de transmigration mentionnés dans le Bouddhisme, appelés : l’ignorance, la haine-aversion et le désir-attachement. Nous les appelons le triptyque égotique en Reikiologie®, et l’abordons durant l’U.F. 2 Okuden, du cursus de praticien en Reiki Traditionnel.

La souffrance subtile est issue de la non connaissance (non distinction du bien-être non durable et du mal-être).

La souffrance du changement est issue du désir-attachement à vouloir obtenir un bien-être – erroné au sens où nous ne voyons pas qu’il s’agit d’un bien-être impermanent et ne nous emmenant pas vers le bien-être durable. L’on voit alors comment un bien-être peut générer un mal-être et entériner les mécanismes de souffrance psychique.

La souffrance de la souffrance génère un mal-être, résultante d’une accumulation de souffrance, dans lequel nous nous sentons enfermés et parfois difficilement capables d’extraction.

Voilà pourquoi dans la Reikiologie®, nous accordons la même importance d’accompagnement au bien-être qu’au mal-être. La pédagogie se base sur la connaissance des enseignements donnés par le Bouddha expliquant que ces sensations sont issues de l’ego et ont un caractère impermanent. Notre démarche consiste donc à aller vers le non ego, c’est-à-dire un vécu non duel et non conflictuel, plus profond, au-delà de « je me sens bien » ou « je ne me sens pas bien ».

E.Ivanez

Texte déposé sous copyrights. Non autorisé à la reproduction partielle ou intégrale (mentions légales)

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Suite avec le prochain article : Sortir de la souffrance avec l’approche bouddhiste laïque de la Reikiologie®, Reiki professionnel certifié

 

 

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