Le Bouddha,dont le terme Bouddhisme est issu : qui n’en a pas entendu parler ? Ce terme Bouddhisme désigne à la fois la connaissance du Bouddha sur le fonctionnement de l’esprit de l’être humain, avec les enseignements qu’il a laissés à ce sujet, mais également des pratiques, que l’on appelle véhicules et qui sont des pédagogies, permettant à chacun de vérifier le bien-fondé de l’enseignement du bouddhisme. Comment ? Les véhicules permettent à chacun d’avoir l’expérience de la transformation de son esprit, de la façon décrite par le Bouddha.

Qui était le Bouddha ? Un Dieu ? Un maître spirituel ? Un gourou ? Un être humain ? Pourquoi existent-ils plusieurs Bouddhas ? Quel est leur lien avec les divinités dont le Bouddhisme est rempli ?

Le Bouddha : historique et biographie

Le prince Siddhartha

Siddhartha Gautama est un être humain né au 6ème siècle avant JC., en Inde. Fils d’une famille opulente, ce prince connaît une vie de confort avec les joies, les plaisirs et le luxe de la vie de palais.

Dans ce contexte, il est coupé de la vie à l’extérieur du palais : celle du peuple.

A 29 ans, Siddhartha se promène par hasard hors du temple. Il croise une personne malade, une personne âgée et un cadavre. Il croise également un sage.

Ces rencontres sont déterminantes car elles le mènent à une prise de conscience : l’existence de la souffrance, qui touche les êtres humains. Il prend soudain conscience de l’impermanence de la vie protégée qu’il connaît dans son palais et que ce bien-être qu’il a vécu jusqu’ici est passager.

A travers la personne âgée, il prend conscience que le corps vieillit ; ce qui génère une souffrance.

A travers la personne malade, il prend conscience que le corps tombe malade ; ce qui génère une souffrance.

A travers le cadavre, il prend conscience que le corps s’arrête et meurt ; ce qui génère une souffrance.

Il réalise alors que l’extérieur, c’est-à-dire les circonstances et le contexte dans lequel il vit, ne peuvent pas être une source durable de bien-être face à l’impermanence qui touche l’être humain qui vit.

A travers sa rencontre avec le sage, il prend conscience de l’existence de quelque chose, d’un état d’esprit, permettant de ne pas subir cette souffrance – quelque chose de profond.

En clair, il prend conscience que le bonheur n’a pas pour source l’extérieur (le confort), mais l’intérieur (l’état d’esprit).

Siddhartha s’enfuit alors de son palais et rompt totalement avec sa vie de prince et de confort. Il tombe dans l’extrême inverse en devenant un ermite errant. Engagé désormais sur la voie de l’ascétisme, il suit et applique des enseignements et pratiques austères.

Il vit ainsi durant 6 ans jusqu’à ce qu’il réalise que cette voie qui épuise son corps et le met en danger ne lui a pas apporté la réponse et la connaissance qu’il cherchait.

Constatant que le bonheur ne peut être issu du confort et qu’il ne peut être issu de la privation non plus, il décide alors de chercher une troisième voie. L’ex prince devenu ermite errant sait désormais que la solution n’est pas dans les extrêmes. L’équilibre naît non pas des extrêmes, mais du milieu : c’est ce que l’on appelle la voie du milieu.

Le Bouddha Shakyamuni

Avec l’aide d’une femme qu’il croise, il prend soin de son corps, en le nourrissant et le lavant, et décide de se centrer sur la pratique méditative. Il fait le vœu de ne pas cesser jusqu’à avoir atteint la réponse qu’il cherche.

Le chemin dans la méditation conduisant à lâcher prise avec ses résistances intérieures (réactivités émotionnelles), il passe aussi par des phases où il se bat avec lui-même. C’est l’épisode du démon Mara et de ses filles – qui ne sont autres que l’expression des émotions de cet être humain, qu’il doit transformer intérieurement pour accéder à la non souffrance définitive qu’il recherche.

C’est-à-dire que durant la méditation, l’ancien prince Siddhartha n’est pas tombé dans le piège d’avoir peur, de chercher à comprendre, d’analyser, d’expliquer, de repousser, de prendre un positionnement par rapport à Mara et ses filles… il a compris que Mara et ses filles n’étaient pas extérieurs à lui-même, qu’il s’agissait des phénomènes de son esprit, de la projection de son propre esprit, qui ne sont autres que son ego, ses voiles de l’esprit, ses émotions qui émergent avec la méditation… Ne les entretenant pas intérieurement mais les reconnaissant, il s’unit avec ses propres expressions de la souffrance, finissant par s’intégrer et disparaître définitivement.

Ainsi, à force de continuer son travail de méditation sans broncher ni sans chercher à faire quelque chose ou à répondre aux différentes manifestations de son esprit, y compris à Mara et ses filles, l’ancien prince atteint l’Eveil, ou Eveil de la conscience.

A partir du moment où il atteint l’Eveil, cet être exceptionnel (par le travail qu’il avait effectué) est appelé le Bouddha Sakyamuni.

Le Bouddha ou Eveil de la conscience

Ce qu’est le Bouddha

Un être humain

Le Bouddha était constitué comme tout le monde :

  • Il avait un corps physique soumis à la naissance, au vieillissement et à la mort.
  • Il avait un esprit, dont la nature est immatérielle : l’esprit n’a pas de poids, d’odeur, de forme, mais bien que chacun puisse remarquer que son esprit apparaît sous cette nature immatérielle, chacun note que dans son esprit, il a des pensées, des émotions, des images qui apparaissent et qui génèrent des vécus

Cela signifie que le Bouddha était un être humain, simplement.

Ainsi, le Bouddha n’était pas un Dieu, auquel chacun croirait ou pas. Il a bien existé : comme tout le monde, le Bouddha est né, il a vécu, et il est mort.

Le Bouddha n’était pas un être supérieur à l’être humain non plus : ayant un corps physique, un esprit (pouvant penser), et pouvant avoir des vécus, il était égal à tous.

La notion de gourou ou de maître spirituel

Le Bouddha avait une parfaite connaissance et maîtrise de la façon dont fonctionne l’esprit de l’être humain et a partagé cette connaissance, qui a été consignée dans des enseignements. En Inde, il était appelé gourou (en indien : guru). Lorsque l’on prend un dictionnaire, et que l’on se base très factuellement sur la définition, ce terme est traduit par : « maître ».

Beaucoup de personnes donnent une notion péjorative, avec une connotation de manipulation mentale, au terme de maître.

Pourtant, le mot en lui-même n’est ni positif, ni négatif. Il désigne une personne qui maîtrise un domaine ou un sujet et transmet la connaissance de cette maîtrise à d’autres : un maître d’école, par exemple… Ou un maître-chien… C’est une personne apprenant aux élèves à lire et à écrire ; ou au chien à effectuer certaines tâches.

Il existe beaucoup de corps de métier où les professionnels étant passés experts dans leur pratique sont nommés maîtres : un maître artisan, un maître boulanger, un maître parfumeur… Quand on voulait apprendre un métier, on « faisait » ses classes avec le maître artisan ou le maître boulanger, qui montrait comment faire.

Quant au terme spirituel, il désigne l’esprit – au sens : notre esprit-conscience, avec tout ce que cela contient, y compris son fonctionnement. (voir notre article)

Ainsi, le sens véritable d’un maître spirituel est une personne qui maîtrise le fonctionnement de son esprit et qui transmet cette connaissance aux autres en leur donnant des repères pour qu’ils apprennent eux-mêmes à maîtriser le fonctionnement de leur esprit. Transmettre à l’autre une telle autonomie pour qu’il apprenne à penser par lui-même, à faire des choix par lui-même, à savoir comment aborder la souffrance psychique et ne plus la subir ni ne plus devoir aller chercher une solution chez les autres à ce niveau, à aller chercher en soi les capacités d’adaptation de son esprit et ses potentiels solutionnants sans devoir dépendre des autres pour avoir la solution est à l’inverse de la manipulation mentale…

Le Bouddha n’a jamais été un être qui a montré aux autres comment ils devaient vivre leur vie et ce qu’ils devaient penser. La seule chose qu’il a montrée était la façon dont l’esprit humain fonctionne, de sa souffrance vers sa non souffrance ; il a laissé des clés pour que chacun puisse vérifier ce fonctionnement et surtout arriver à la non souffrance.

Le Bouddha ne s’est jamais auto-proclamé « maître ». Ce sont les autres qui lui ont donné ce titre, car il leur montrait quelque chose et il maîtrisait son sujet.

Le Bouddha était, à son époque, différent des autres êtres humains en ce sens qu’il avait appris à maîtriser parfaitement son esprit, contrairement à d’autres personnes, encore en chemin : c’était un être éveillé.

Les déviations du terme maître spirituel

Quant aux personnes qui se proclament « gourou » ou « maître », ce sont des personnes qui ont peu de connaissance de l’être humain et n’ont jamais fait un travail sur elles-mêmes ; elles ont surtout besoin de reconnaissance et il est aujourd’hui avéré que certaines même se la « pètent grave » en se faisant appeler « maître ». Elles essayent ainsi de prendre l’ascendant sur les autres car le titre qu’elles se sont auto-décerné leur sert à exercer un certain pouvoir en faisant croire aux autres qu’elles ont atteint un niveau exceptionnel…

C’est par exemple le cas avec les « maîtres reiki », terme qui n’existait pas du temps du fondateur du Reiki, Mikao Usui, mais a été développé par des personnes qui se sont formées en trois week-ends et se sont attribué un titre les valorisant pour combler leur déficit de connaissance de l’être humain.

A la Fédération Française de Reiki Traditionnel, les maîtres praticiens sont des praticiens qui maîtrisent leur pratique de méditation et d’accompagnement de la personne, et rien d’autre que cela. Cette maîtrise de leur méditation laïque et de leur accompagnement leur permet d’emmener leurs consultants vers leur propre autonomie. Cette maîtrise est vérifiée par un organisme certificateur international, Dekra Certification.

Ce qu’est l’Eveil de la Conscience

En sanskrit, le terme Bouddha signifie : « éveillé ». Qu’est-ce que l’Eveil de la Conscience ?

La différence entre le Bouddha et nous-mêmes, qui sommes aussi des êtres humains, est notre esprit-expérience. Bien que cet esprit-expérience fonctionne exactement de la même façon chez tous les êtres humains et que tous les êtres humains soient égaux à ce niveau, nous pouvons noter que l’état d’esprit de chacun est différent : chacun se sent plus ou moins heureux, en fonction de la souffrance qu’il vit.

Pourquoi ? L’esprit, en essence, est un vécu dénué de toute souffrance psychologique : c’est ce qu’on appelle « l’esprit parfait ». La présence de cette absence de souffrance est ce qui motive nos actes au quotidien, pour chacun d’entre nous : tout ce que nous faisons est pour aller bien, ou mieux, et ce d’instant en instant.

Mais notre esprit parfait s’est séparé de lui-même : il est duel.

Dans cette dualité de l’esprit, ou séparation de l’esprit de lui-même, apparaissent des miasmes (les voiles de l’esprit ou l’ego) qui viennent le polluer et qui s’expriment aussi au quotidien. D’où l’alternance mal-être / bien-être que nous vivons tous. Nous pouvons noter que certaines personnes sont plus malheureuses que d’autres, car elles sont plus souvent ou plus fortement dans le mal-être que d’autres. Cela s’explique par la « couche » de voiles de l’esprit de chacun. Plus l’esprit est séparé de lui-même, plus il est chargé de miasmes, et plus nous souffrons. Moins l’esprit est séparé de lui-même, moins il est chargé de miasmes, moins nous souffrons.

L’être humain qu’était le Bouddha a énormément travaillé sur la profondeur de son esprit, par la méditation, ce qui lui a permis de le débarrasser de ses miasmes, ou voiles, au fur et à mesure. Ce travail lui a permis de transformer son esprit, d’un état plus ou moins fort de mal-être à une absence définitive de mal-être.

L’Eveil de la Conscience est un état permanent de non souffrance vécu par la personne, au terme d’un travail long et poussé de méditation permettant de déraciner de son esprit tout le potentiel de mal-être, afin d’éviter qu’il continue à se développer.

Ainsi, l’Eveil de la Conscience est un vécu d’absence de souffrance pour la personne : c’est ce qu’on appelle le Bonheur parfait dans le Bouddhisme – ou bien-être parfait et durable.

Nous sommes donc loin des fantasmes occidentaux où les êtres éveillés sont des êtres avec des pouvoirs mystérieux et supérieurs, vivant des choses extraordinaires ! Cette représentation est encore un leurre de l’ego pour fuir sa propre vie et ne pas rester ici et maintenant, dans la réalité du temps présent…

Reiki d’Usui / Reiki Traditionnel et Reikiologie® par rapport au Bouddha ou Eveil de la conscience

Les connaissances du Bouddha

Le fondateur japonais du Reiki, Mikao Usui (1865 – 1922) était un grand méditant, ayant fréquenté des temples bouddhistes et suivi l’enseignement bouddhiste. Il maîtrisait bien évidemment les bases du bouddhisme et les principes du bouddhisme. A ce titre, il avait accès à la connaissance du fonctionnement de l’esprit de l’être humain et s’est basé sur celle-ci, ainsi que sur sa pratique régulière de méditation, pour développer une pratique de relaxation et de méditation par le toucher : le Reiki d’Usui. Tel est le lien direct entre Reiki et Bouddhisme.

Le sens du Reiki repose sur la connaissance transmise par le Bouddha (et tous les maîtres de méditation l’ayant suivi et ayant relayé cette connaissance) de la façon dont fonctionne l’esprit de l’être humain, de la naissance du mal-être jusqu’à sa disparition définitive, laissant ainsi place au bien-être parfait et durable (Bonheur parfait ou Eveil de la Conscience dans le Bouddhisme).

Mikao Usui n’a pas eu le temps de consigner par écrit l’enseignement lié à sa pratique, ce qui a donné lieu ensuite à de nombreuses dérives du reiki et des déviations fortes, non sans danger parfois, où toute cette connaissance (donnant lieu à l’autonomie) a disparu et a été remplacée par des croyances (pouvant donner lieu à de la manipulation mentale).

La pratique du Reiki Traditionnel a été remise en route par Christian Mortier, également méditant et ayant effectué des retraites avec le maître tibétain Bokar Rinpoché, à partir de ces connaissances du fonctionnement de l’esprit de l’être humain, universelles.

La Reikiologie® est le Reiki Traditionnel, tel que décrit ci-dessus, dispensé sous forme professionnelle et ayant été certifié par des organismes certificateurs tierce partie.

Il est à noter que tout ce savoir est dispensé selon une pédagogie laïque et permet à chacun, bouddhiste et non bouddhiste, d’avoir accès à cette connaissance du fonctionnement de l’esprit en travaillant avec des outils spécifiques.

L’Eveil de la Conscience

Si les pratiques laissées par le Bouddha mènent à l’Eveil de la Conscience, le sens du Reiki Traditionnel et de la Reikiologie® n’est pas d’atteindre l’Eveil. Le sens est de pouvoir bien vivre sa vie, le mieux possible, ici et maintenant.

Ainsi, dans le Reiki Traditionnel / la Reikiologie®, on apprend à utiliser les mécanismes de l’esprit pour arrêter la souffrance, quelle que soit la forme qu’elle prend et vivre progressivement moins de souffrance au quotidien. Le travail de transformation effectué permet de déraciner les germes de la souffrance dans notre esprit, empêchant ce qui a été déraciné de revenir.

Le but du Reiki / de la Reikiologie® n’est pas d’atteindre l’Eveil, mais de faire un travail thérapeutique pour déraciner au fur et à mesure les souffrances naturelles et atteindre un bien-être durable.

Les enseignements (= le Dharma) laissés par le Bouddha sur la souffrance naturelle, ou souffrance psychologique, ou mal de vivre

Les 4 nobles Vérités

Ayant atteint l’Eveil de la Conscience, le Bouddha a dispensé des enseignements pour que chaque personne désireuse d’arrêter durablement la souffrance qu’elle vit puisse avoir des clés.

Le premier des enseignements du Bouddha s’appelle les « 4 nobles vérités » – terme utilisé en Inde il y a plus de 2.500 ans. ‘Noble’, dans le sens ‘magnifique’, c’est-à-dire amenant à quelque chose de magnifique à vivre. ‘Vérité’ dans le sens : la réalité de ce qui est, dans le sens ‘ce qui est factuel’, en opposition avec la réalité illusoire de l’ego nous emmenant à juger et à dire ‘c’est bien ou ce n’est pas bien’.

Voici le point de départ des enseignements du Bouddha, qui explique l’origine de la souffrance jusqu’à sa disparition. La souffrance dont on parle ne relève pas du domaine médical, mais de la souffrance naturelle ou souffrance psychologique, appelée aussi le mal de vivre :

  1. Le constat ou la réalité que la souffrance naturelle ou psychologique existe (‘la vérité de la souffrance’),
  2. L’origine ou la façon dont notre souffrance naturelle ou psychologique naît (‘la vérité des causes de la souffrance’),
  3. La cessation ou la possibilité d’arrêter la souffrance naturelle ou psychologique (‘la vérité de l’extinction de la souffrance’),
  4. Le remède pour faire cesser la souffrance naturelle ou psychologique (‘la vérité de la voie vers l’extinction de la souffrance’).

La première chose que le Bouddha a dit est, en substance : « Ne croyez pas tout ce que dis. Vérifiez-le par vous-mêmes. » En effet, les enseignements du Bouddha, à commencer par les 4 nobles vérités, ne sont pas basés sur des croyances, mais sur des constats. Des constats qu’il a effectués avec la pratique de méditation et que chacun peut effectuer et vérifier par soi-même, pour autant qu’il médite correctement.

1. Le constat ou la réalité que la souffrance naturelle ou psychologique existe

C’est le constat le plus facile à effectuer. La souffrance de l’être humain est omniprésente et peut être vérifiée à plusieurs niveaux : la naissance, la vieillesse, la maladie, la mort.

La souffrance est présente pour l’enfant qui naît (et pour la maman, parfois). La souffrance est présente pour la personne dont le corps évolue (ce que nous avons nommé : la vieillesse). Dans cette évolution du corps (altération progressive), la souffrance apparaît sous et avec certaines formes de maladies. La souffrance est présente au moment de la mort.

Si l’on veut aller plus loin, il ne s’agit évidemment pas que du corps physique, mais aussi de tous les actes que nous faisons dans la vie : que ces actes soient liés au comportemental, à la pensée, aux états d’esprit… :

  • Un job commence, il évolue, il se détériore, il cesse
  • Une pensée naît, une pensée évolue, une pensée peut être discursive, une pensée s’arrête
  • Un état d’esprit naît (l’amour ressenti pour quelqu’un), un état d’esprit évolue (l’amour que l’on ressent pour quelqu’un), un état d’esprit se ‘détériore’ (l’amour vécu pour quelqu’un s’amoindrit et laisse place, par exemple, à des formes de rancœur ou de désintéressement), un état d’esprit s’arrête (l’amour ressenti pour quelqu’un cesse et un autre état d’esprit prend le relais – exemple la colère)…

Sans vouloir être pessimiste ou optimiste, il s’agit d’observer les choses, factuellement et simplement, pour effectuer ce constat qu’il existe bien une souffrance.

On peut également résumer la souffrance à trois catégories :

  • Le changement engendre de la souffrance – exemple : je me lève le matin heureux, et je suis triste le midi. L’évolution ou changement de mon état d’esprit génère de la souffrance.
  • La souffrance engendre de la souffrance – exemple : je vis un stress et je suis tellement sous pression que j’en ai des maux de ventre. Ma souffrance de stress génère de la souffrance (psychosomatique)
  • Notre esprit conditionné engendre de la souffrance – exemple : je viens d’avoir une idée fabuleuse au travail que j’ébauche sur un document et je cache le document, de crainte que quelqu’un ne me prenne mon idée. Mon conditionnement : la peur de perdre.

2. L’origine ou la façon dont notre souffrance naturelle ou psychologique naît

L’esprit fonctionne de façon dissociée : alors qu’il est parfait en essence (cette partie parfaite est génératrice de bonheur parfait), il est entaché de miasmes qui résonnent au gré des situations (lire l’article sur la résonance) et se remettant en route génèrent un vécu de mal-être.

Ainsi, tant que notre esprit fonctionne en dualité, nous ne pouvons vivre qu’une alternance de bien-être et de mal-être.

Comment naissent ces miasmes qui résonnent et nous emmènent dans notre souffrance ?

Par l’ignorance de la nature de l’esprit, par les émotions conflictuelles naissant de cette ignorance, par les actes que nous avons effectués et avec lesquels nous nous sommes enfermés dans un certain comportement, et par la saisie sous toutes ses formes :

  • nous cherchons constamment à saisir ce qui nous apporte une sensation de plaisir
  • nous essayons de rendre permanent ce que nous vivons – alors que par définition, tout ce qui commence s’arrête forcément et ne peut être permanent
  • nous pensons que si cela s’arrête, le néant prend le relais, et nous refusons la possibilité que cela puisse continuer, mais sous une autre forme.

3. La cessation ou la possibilité d’arrêter la souffrance naturelle ou psychologique

De la même façon que nous mettons en place notre propre souffrance avec notre ignorance et notre façon d’agir, décrites au paragraphe précédent, nous avons la possibilité d’arrêter cette souffrance.

C’est ce que certains maîtres appellent « la guérison de l’esprit » (comme Mikao Usui lorsqu’il a fondé sa pratique du Reiki, dont il disait qu’elle était une pratique de « guérison de l’esprit ») ou l’arrêt définitif de la souffrance.

Cet arrêt définitif est l’Eveil de la Conscience que le Bouddha avait atteint : l’Eveil de la conscience est l’absence de souffrance, c’est-à-dire le bonheur parfait et durable.

4. Le remède pour faire cesser la souffrance naturelle ou psychologique

Le Bouddha a donné « le remède » pour guérir l’esprit et l’a nommé « Octuple Sentier ». L’octuple sentier est une voie d’équilibre intérieur issue de 8 actes effectués dans la justesse intérieure que l’on nomme la parole juste, l’action juste, les moyens d’existence justes, l’effort juste, l’attention juste, la concentration juste, la compréhension juste et la pensée juste.

Le développement de la justesse de nos actes est obtenu grâce à la méditation, qui permet de discipliner son esprit et d’acquérir ce discernement de justesse.

Le Reiki et la souffrance naturelle / mal de vivre

Dans le Reiki Traditionnel / Reikiologie®, la démarche face à ce constat de l’existence de la souffrance naturelle, ou mal de vivre, et de la façon de l’aborder pour la faire cesser, est la même :

  1. On constate quelque chose
    Cf. le constat ou la réalité que la souffrance naturelle ou psychologique existe
  1. On identifie les causes de ce quelque chose
    Cf. l’origine ou la façon dont notre souffrance naturelle ou psychologique naît
  1. On constate qu’il existe une solution pour arrêter ce quelque chose
    Cf. la cessation ou la possibilité d’arrêter la souffrance naturelle ou psychologique
  1. On met en œuvre le nécessaire pour arrêter ce quelque chose
    Cf. le remède pour faire cesser la souffrance naturelle ou psychologique

La formation en Reiki Traditionnel / Reikiologie®

La formation laïque de la pratique du Reiki Traditionnel / de la Reikiologie® développe dès la première année de praticien de Reiki toute cette connaissance : ce qu’est la souffrance naturelle, à quoi la reconnaît-on, quelles formes prend-elle, comment l’identifier ?

Mais aussi ce qui la déclenche, quel fonctionnement de notre esprit génère cela.

Qu’il est possible d’arrêter ce fonctionnement nous emmenant dans notre mal-être.

On y apprend la partie théorique (pourquoi cela fonctionne-t-il, et qu’est-ce qui fonctionne ?) ainsi que les pratiques de méditation laïque du Reikibunseki pour faire cesser cette souffrance avec le Reiki Traditionnel.

Tous ces points sont encore plus développés en première année du cursus de maître praticien en Reiki Traditionnel, permettant ainsi de remonter à la source du mal-être.

Les séances de Reiki Traditionnel / Reikiologie®

Toute cette connaissance acquise est mise en œuvre par les praticiens professionnels enregistrés à la F.F.R.T. (annuaire reiki) en cabinet pour les personnes qui viennent les voir :

  1. La personne venant consulter le praticien de Reiki a constaté l’existence d’un mal-être, quel qu’il soit. Le praticien de Reiki mène un entretien spécifique du référentiel métier Reikibunseki® pour aider la personne à affiner ce constat et clarifier ce qui lui arrive
  2. Le professionnel s’étant assuré que la demande de la personne concerne bien une souffrance d’origine non médicale, il sait d’où vient le mal-être de la personne et peut agir sur les mécanismes et le fonctionnement de l’esprit en mettant en œuvre une pratique de résonance méditative pour la personne
  3. Le temps de la séance, grâce à la méditation du praticien de Reiki, la personne vit une union intérieure, au-delà de la dualité de l’esprit. La personne vit dans sa profondeur le fait qu’il est possible d’arrêter cette souffrance. L’entretien spécifique à l’issue de la séance lui permet de prendre conscience de cet arrêt (partiel ou entier) de la souffrance pour la difficulté qu’elle a exposée. La répétition des séances où la personne observe la disparition progressive de la souffrance lui fait prendre conscience du caractère durable de cette démarche.
  4. Au fil des séances de Reiki, la personne atteint sa santé mentale positive : elle change et peut donner du sens à ce qui lui arrive. Ayant constaté que le sens a pris le relais à certaines formes de souffrance, qui ne sont plus, elle voudra aller plus loin avec son propre esprit : c’est à ce moment-là que le praticien ou le maître praticien de Reiki pourront lui donner des exercices adaptés lui permettant de transformer seule cette souffrance.

Lectures sur la souffrance dans le Reiki

Pour plus de lecture sur la souffrance et le Reiki :

Troubles mentaux et Souffrance psychologique

Lire l’article du blog de l’Institut de Reiki, du 29 janvier 2015 : https://www.institut-reiki.com/blog/2015/01/29/troubles-mentaux-et-souffrance-psychologique/

E.Ivanez

Texte déposé sous copyrights. Non autorisé à la reproduction partielle ou intégrale (mentions légales)

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A suivre : Le Bouddha ou les Bouddhas ? Pourquoi parle-t-on du Bouddha mais aussi des Bouddhas ? Que représentent-ils ?

 

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