Les principes du bouddhisme sur le fonctionnement de notre esprit et la souffrance

Les principes du bouddhisme et l’enseignement bouddhiste, ou Dharma, qui les expliquent, s’appuient sur la culture orientale pour expliquer le fonctionnement de l’esprit de l’être humain. Nous rappelons que le Bouddhisme est une explication scientifique du fonctionnement de notre esprit-conscience.

Les bases du Bouddhisme et les fondamentaux du Dharma, enseigné par le Bouddha, dont toutes les pédagogies nommées dans l’article précédent sont issues, sont basées sur la même connaissance du fonctionnement de l’esprit-conscience de l’être humain.

Quelle que soit la culture dans laquelle nous avons grandi, que ce soit au Tibet, au Japon, en France, aux Etats-Unis, notre esprit-conscience à tous fonctionne exactement de la même façon. Les principes du bouddhisme révèlent des connaissances valables pour tous les êtres humains, et l’application des outils permettant d’y accéder aussi, à condition de comprendre le sens et les bases du bouddhisme, pour savoir le travail qui est effectué.

Nous allons les traduire ci-dessous en les reliant à notre culture occidentale contemporaine, comme nous le faisons en Reikiologie®, le toucher méditatif thérapeutique à l’approche bouddhiste laïque du bien-être durable. Notre démarche est de laïciser l’enseignement sur le fonctionnement de notre esprit, pour en rendre sa compréhension et surtout la possibilité de faire un travail sur soi, accessibles à tous.

1- L’approche bouddhiste de l’être humain

a- Les trois corps de l’être humain

Le Bouddhisme ou Dharma (enseignement du Bouddha) est une pédagogie de l’être humain, lui apprenant à utiliser son propre fonctionnement pour accéder à un vécu de bien-être durable et parfait.

Pour cela, il prend en compte l’être humain dans sa globalité.

La globalité de l’être humain regroupe trois aspects chez lui :

  • le corps physique
  • mais aussi l’esprit (au sens « esprit-conscience», avec nos pensées, nos images intérieures, par exemple)
  • et aussi notre vécu, appelé encore notre esprit-expérience; certaines traditions emploient également le terme énergie (on se sent plein d’énergie ou en pleine forme, on se sent sans énergie, etc.). Par notre vécu, nous entendons nos états d’esprit ou nos états d’âme, c’est-à-dire nos souffrances qui se manifestent par nos émotions, qu’elles soient participatives ou conflictuelles : nos envies, nos peurs, nos joies, nos peines…

Les principes du bouddhisme expliquent comment, lorsque l’on prend le temps de considérer ces trois corps, on remarque qu’ils se présentent soit sous forme matérielle, soit sous forme immatérielle :

  • le corps physique est un corps concret – chaque être humain peut percevoir le corps de l’autre avec ses 5 sens. On dit que le corps physique est un corps matériel.
  • L’esprit-conscience a une forme différente : il n’a pas de poids, de taille, d’odeur, de goût. On dit que l’esprit est un corps immatériel. Chacun peut soi-même percevoir ce qui se passe dans son propre esprit, mais il ne peut pas prendre ses pensées et les mettre sur une table pour les montrer à l’œil nu ou les faire toucher à quelqu’un d’autre.
  • Le vécu ou notre énergie est directement lié à notre esprit. C’est l’expression de notre esprit, ou état d’esprit. Par exemple, la tristesse ou la joie sont ressenties par la personne seule qui les expérimente. La tristesse ou la joie n’ont pas de forme, de couleur, d’odeur non plus et en ce sens, ne sont pas perceptibles avec nos 5 sens : on ne peut pas toucher sa joie avec la main… Pourtant, elle est bien présente en nous car on la vit bien. On perçoit ce vécu sans passer par nos 5 sens. On dit que le vécu est de nature immatérielle. Il est à noter qu’une personne peut utiliser son corps physique (expression de visage, gestes…) pour exprimer à l’autre ce qu’elle ressent, mais en aucun cas elle ne peut prendre sa tristesse et la poser sur la table pour la montrer à quelqu’un d’autre.

Ce fonctionnement simultané, matériel – immatériel, de nos corps prête à beaucoup de confusion intérieure (ce que le Bouddhisme appelle : le non discernement ou l’illusion), déclenchant mal-être et souffrance psychique : bien que ces trois corps soient unis, de par leur nature, ils ont du mal à fonctionner tous ensemble en parfait équilibre !

Important :

En Occident, le cerveau est régulièrement amalgamé avec l’esprit. On pense que connaître le fonctionnement du cerveau revient à connaître le fonctionnement de l’esprit. Le cerveau faisant partie du corps, limiter l’esprit humain au cerveau consiste déjà à réduire l’être humain à un corps physique et à ne plus le considérer dans sa globalité intérieure.
Il est facile de mesurer, avec des machines scientifiques, le corps puisque le corps est matériel. En aucun cas, il n’est possible de mesurer l’esprit : il est immatériel, sans substance !

b- La partie active et la partie réceptive de notre esprit

La spécificité de l’esprit-conscience de l’être humain est qu’il est immatériel, c’est-à-dire qu’il n’est pas délimité… un peu comme l’espace, dans le sens univers ou cosmos, qui contient des astres, des planètes, étoiles, soleils, et dont on dit qu’il est infini.

Nous comprenons tous le concept de l’infini dans les principes du bouddhisme, mais le fait que nous ayons du mal à savoir concrètement ce que représente ce côté infini de l’univers est normal. Pour notre esprit, c’est la même chose : n’étant pas limité, de par sa nature immatérielle, il est infini.

Face à la nature immatérielle de notre esprit, les principes du bouddhisme parlent de vacuité de l’esprit et de clarté ou de luminosité de l’esprit. Deux termes un peu difficiles à comprendre en Occident. En fait, la vacuité de l’esprit correspond à la partie réceptive de notre esprit-conscience ; et la clarté de l’esprit correspond à la partie active de notre esprit-conscience.

Dans la Reikiologie®, dont les enseignements s’appuient sur les principes du bouddhisme et la connaissance bouddhiste du fonctionnement de notre esprit, nous avons traduit ces termes par profondeur de l’esprit (vacuité) et activité de l’esprit (clarté).

Dans le Bouddhisme, on dit que la connaissance de la clarté-vacuité de l’esprit mène à l’Eveil de la conscience. Bien que la Reikiologie® ne soit pas une pratique d’Eveil de la conscience, mais une pratique d’accès progressif au bien-être durable et parfait, elle utilise cette connaissance pour apprendre à équilibrer la partie réceptive et la partie active de notre esprit.

Pour comprendre ce que représentent les parties réceptive (vacuité) et active (clarté), on peut aussi se référer à l’espace infini : dans l’espace, le soleil brille. Voir le soleil et sa luminosité, et ressentir la chaleur de ses rayons sont liés à l’activité de l’esprit. Le fait que la chaleur et la luminosité du soleil nous atteignent, en traversent tout l’espace depuis la source, est possible grâce à la réceptivité de l’esprit.

La réceptivité n’existe pas sans l’activité, et vice-versa.

c- La projection de l’esprit (phénoménologie)

Dans cet espace infini de notre esprit apparaissent des manifestations : des pensées, des images, des couleurs, des émotions conflictuelles, des ressentis…

L’existence de ces manifestations dans notre esprit est rendue possible parce que notre esprit-conscience a une partie réceptive et une partie active.

Ces manifestations dans l’esprit sont ce que le Bouddhisme appelle les phénomènes de l’esprit – d’où la phénoménologie de l’Abhidharma, expliquant comment ces manifestations se produisent dans notre esprit et ce qu’elles génèrent.

Le Bouddhisme explique que tous ces phénomènes sont des projections de l’esprit. La projection de l’esprit est une expression que nous connaissons bien dans les thérapies occidentales, où la personne prêtant des intentions ou des émotions à une autre personne ne fait, en réalité, que projeter son esprit sur l’autre.

Nos rêves sont aussi une projection de notre esprit : nous matérialisons des images (activité de l’esprit), sur l’écran infini de notre esprit (réceptivité de l’esprit). Mais comment sont nées ces images dans notre esprit ? Où sont-elles quand nous dormons ? Et où vont-elles quand le rêve s’achève ?

Et surtout, nous pouvons constater que certaines projections génèrent un vécu de bien-être exceptionnel (non souffrance) et d’autres projections génèrent un vécu de très grand mal-être (souffrance)…

2- La notion de souffrance

a- La dualité de l’esprit : le bonheur parfait et durable entaché de souffrance

Que provoquent ces formes matérielle et immatérielle en nous ? Un tiraillement intérieur du vécu à la fois en lien avec le matériel et l’immatériel. Selon l’importance du tiraillement intérieur, nous souffrons plus ou moins, avec des formes de mal-être plus ou moins sévères.

Pour être très simple et large, du fait qu’une partie de nous est matérielle, et une autre partie immatérielle, l’esprit fonctionne de façon dissociée. On parle de dualité de l’esprit, où l’esprit s’est séparé de lui-même. Il ne fonctionne plus comme globalité, mais fonctionne avec

  • une partie qui va mal : la conscience dichotomique ou conscience souillée, vécue comme mal-être
  • une partie qui va durablement bien : la conscience parfaite vécue comme bonheur parfait, qui est la nature de notre esprit. (1)

Etant donné que notre vécu est notre état d’esprit, si la conscience souillée s’exprime, on va mal. Si la conscience parfaite s’exprime, on va bien.

La partie qui va mal est contenue dans la partie qui va bien et vient la « polluer » dans son fonctionnement. Cette partie qui va mal n’a de cesse de s’exprimer au quotidien et est à l’origine de toutes les expressions de souffrance que nous connaissons bien :

  • le mal de vivre
  • la démotivation, la déprime (pouvant aller jusqu’à des formes de dépression grave)
  • les émotions conflictuelles
  • le stress et les tensions…

(1) Pour être plus précis, nous avons 8 consciences, qui fonctionnent en même temps. Elles sont développées lors de la première année du cursus de maître praticien en Reiki Traditionnel à l’Institut de Reiki

b- Les mécanismes destructeurs (voiles de l’esprit)

Les mécanismes destructeurs ou miasmes de l’esprit (termes issus de la Reikiologie®) sont les mécanismes de fonctionnement de notre esprit-conscience qui engendrent la souffrance et entretiennent la partie « souillée » de notre conscience.

Selon les principes du bouddhisme, ces mécanismes destructeurs sont nommés les voiles de l’esprit. En Occident, nous utilisons le terme « ego ».

Les principes du bouddhisme répertorient les mécanismes destructeurs en plusieurs catégories. Deux exemples bien connus des Bouddhistes : le voile de l’ignorance et le voile des passions.

Disons qu’il faut simplement comprendre que chaque mécanisme engendre une forme de souffrance vécue différemment :

  • le voile de l’ignorance est le mécanisme de l’esprit qui génère les miasmes, l’empêchant de rester sous forme « non polluée ». D’où parfois, nos impressions de ne pas y voir clair, d’être dans le brouillard, de manquer de discernement dans certains actes.
  • Le voile des passions est le mécanisme de l’esprit qui génère une attitude chez nous de vouloir classer les objets, actes et situations en trois catégories : si cela nous plaît, nous essayons de les garder le plus longtemps possible, si cela ne nous plaît pas, nous voulons nous en débarrasser, et parfois, nous leur restons complètement indifférents et n’en faisons rien. A partir de ces trois catégories, toutes nos émotions conflictuelles apparaissent. Elles sont répertoriées au nombre de 84.000 dans le Bouddhisme !
    Ces trois catégories sont nommées : le désir, la haine-aversion et l’ignorance. On parle des trois poisons fondamentaux de l’esprit (principes du bouddhisme). Dans la Reikiologie®, nous parlons de triptyque égotique, car l’ego nous emmène sans cesse dans des actes dont la motivation relève de l’une de ces trois catégories.

Les mécanismes destructeurs / voiles de l’esprit se développent régulièrement et s’auto-entretiennent. Ce faisant, ils génèrent de la souffrance psychologique, ou du mal-être, dans notre esprit-conscience, venant « polluer » la partie qui va durablement bien.

E.Ivanez

Texte déposé sous copyrights. Non autorisé à la reproduction partielle ou intégrale (mentions légales)

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A suivre : Comprendre le bouddhisme – Les bases et les principes (II)
Ce que le Bouddhisme dit sur la non souffrance et les outils pour y accéder

 

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