« Pleine conscience : un terme que l’on trouve partout depuis quelques années. D’où vient-elle ? Que dois-je en comprendre ? Est-ce que c’est bon pour moi ? Comment puis-je en faire ? »

Thich Nhat Hanh : le « papa » de la pleine conscience

Aujourd’hui, la pleine conscience est reliée directement à la notion de méditation. Mais plus qu’un style de méditation, la pleine conscience est avant tout un état d’esprit. Il consiste à rester, d’instant en instant, dans une vigilance, attentif à ce que l’on fait.

Le premier à avoir utilisé ce terme est Thich Nhat Hanh. C’est un Vietnamien, maître zen, qui a trouvé refuge politique en France en 1966 (lire sa biographie).

Ce maître de méditation a dispensé des enseignements bouddhistes aux occidentaux, en respectant leur culture occidentale. Il leur a proposé une forme de méditation laïque, en dehors des schémas orientaux.

Une possibilité d’accéder à la non souffrance de l’esprit sans rentrer dans la tradition bouddhiste.

Ainsi, Thich Nhat Hanh a expliqué que la pleine conscience est un état d’esprit de présence, à acquérir dans sa vie : lorsque l’on marche, lorsque l’on mange… En un mot, dans tous les actes du quotidien de sa vie (source).

Le véritable sens de la Méditation de Pleine Conscience

Quel est l’état d’esprit que l’on a lorsque l’on médite ? On est pleinement conscient de ce qui se passe. La Pleine Conscience consiste à rester dans un état intérieur de présence. C’est également le rôle de la méditation : rester dans un état intérieur de présence.

Toute méditation, quel que soit son nom, est pleine conscience. De même, un état d’esprit de pleine conscience est forcément un état d’esprit méditatif. Sans état d’esprit de pleine conscience, pas de méditation.

Deux conclusions s’imposent alors :

  • l’appellation « méditation de pleine conscience » est un euphémisme
  • la Méditation de Pleine Conscience n’est pas réservée à un type de méditation en particulier

De la pleine conscience… à la « réduction du stress par la pleine conscience »

Fin des années 1970, Jon Kabat-Zinn, un proche du Dalai Lama, reprit la possibilité d’une approche laïque de la méditation. Il s’agit d’une démarche issue de la tradition bouddhiste. Kabat-Zinn mis au point, aux Etats-Unis, une clinique de réduction du stress. Son programme fut nommé « Mindfulness Based Stress Reduction », le MBSR. Puis il développa le MBCT – Mindfulness Based Cognitive Therapy. C’est une thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (source).

Le 1er programme de 8 semaines est un mélange de Hatha Yoga, de zen et de méditation vipassana (propos du psychiatre Frédéric Rosenfeld). Il est largement repris par le monde médical, qui y voit des possibilités de traitement de symptômes tels que la dépression. D’ailleurs, la majorité des études cliniques sur ses bienfaits visent à démontrer les bénéfices sur le corps et l’arrêt de certains symptômes ou maladies.

En un mot, la Méditation de Pleine Conscience est devenue une pratique exclusivement destinée aux médecins. Y compris en France.

Une démystification sur la Méditation de Pleine Conscience par le Dalaï Lama

Lors de sa venue à Strasbourg en septembre 2016, le Dalaï Lama a été interrogé sur ce qu’il pensait de la Méditation de Pleine Conscience. Il ne comprend pas le mythe occidental que l’on en fait. D’autant que le sens de la méditation est alors réduit à l’absence de maladie, de vieillissement, etc.

Enfin, il ne prend pas position pour le cantonnement de cette pratique au secteur médical.

Voici ce qui est cité : « L’autre difficulté est la vision occidentale de la méditation de pleine conscience. Pour le chef spirituel des Tibétains, il s’agit là du niveau le plus bas, de la porte d’entrée dans l’immense espace de la méditation. Les études visant à montrer son efficacité pour combattre la douleur ou la dépression, ou encore pour adoucir le vieillissement, le laissent d’ailleurs perplexe. D’abord parce que selon lui, le lien entre douleur (physique) et souffrance (morale) n’est pas forcément évident. L’une peut exister sans l’autre et vice versa. D’autre part, pour lui, diminuer la douleur physique ne suffit pas : « Il faut aussi aller plus loin, dans un contrôle des émotions négatives, en changeant de point de vue. Sinon l’émotion va dominer la pensée. » » (lire l’article complet sur le site de l’Alsace.fr)

Clairement, le Dalai Lama ne soutient pas l’évolution de la Méditation de Pleine Conscience en exclusivité médicale. Surtout, il dit que cela ne suffit pas dans la méditation. Des propos en opposition avec ceux des médecins et des scientifiques ayant fait de la Méditation de Pleine Conscience leur nouveau cheval de bataille.

En conclusion ?

L’erreur serait de vouloir classifier les méditations par ordre d’efficacité et de courir plus après une forme de méditation qu’une autre, sous prétexte qu’elle annonce l’eldorado. C’est à chaque personne, désireuse d’apprendre à méditer, de trouver une pratique de méditation conforme à ce qui lui plaît le plus. Voici quelques pistes :

  • On peut « rentrer » dans les ordres, et aller pratiquer dans des temples bouddhistes. Il faudra s’adapter à la culture et la tradition bouddhiste.
  • Il est possible de choisir une méditation n’exigeant pas de quitter sa propre culture. C’est le cas avec des maîtres de méditation qui ont su adapter leur enseignement à l’Occident.
  • Mais aussi avec des Occidentaux ayant fait leurs classes avec de grands maîtres orientaux de méditation, et ayant adapté leur enseignement à la culture occidentale (c’est évidemment le cas de notre pratique, à l’Institut de Reiki).
  • En un mot, on peut choisir toute méditation, quelle qu’elle soit… à condition de choisir une pratique de méditation qui garde son essence profonde et n’est pas réduite à une solution médicamenteuse ou miraculeuse.

Si vous avez aimé cet article, vous pouvez lire notre article « formation pleine conscience« .

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