Les cinq Bouddhas ou le Bouddha ? Existe-t-il une raison pour ces appellations différentes, y-a-t-il un sens différent et si oui lequel ? Cet article se base sur la tradition bouddhiste tibétaine pour apporter une réponse. Nous y ferons également le lien avec le travail effectué dans la pratique du Reiki Traditionnel, et plus spécifiquement dans la Reikiologie®, la pratique professionnelle certifiée du Reiki.

Le Bouddha : terme singulier au sens générique

Le Bouddha : l’état de bouddha, ou l’Eveil parfait

Nous avons vu dans l’article précédent que le Bouddha était un être humain qui comme un chacun avait un potentiel d’Eveil important. A force de méditer, il a pu débarrasser son esprit de tous les miasmes générateurs de souffrance. La transformation continue de la souffrance de son esprit en non souffrance lui a permis de libérer son esprit de ses miasmes et d’atteindre l’Eveil. Ainsi, lorsque l’on parle du Bouddha, on parle d’un être humain ayant atteint la connaissance de la nature et du mode d’être de l’esprit.

Le terme Bouddha, en tibétain, se dit sangyé. ‘Sang’ signifie « pur » et ‘gyé’ signifie « épanoui ». L’association des deux syllabes signifie « pureté et épanouissement » c’est-à-dire bouddha (ce que son esprit est en essence).

Kyabdjé Kalou Rimpotché (1904 – 1989), un grand maître tibétain ayant atteint la 10ème terre d’Eveil et ayant largement contribué au développement de l’enseignement du Bouddha en Occident, a donné une définition du Bouddha dans l’un de ses enseignements délivré en 1986 à Taipei : « Les êtres ordinaires font, sous des formes très variées, l’expérience de la souffrance et de la douleur. Un bouddha, par contre, est allé au-delà de la souffrance (…). Un bouddha et un être ordinaire (1) sont identiques. Ils possèdent fondamentalement la même nature. La reconnaître, c’est être bouddha, ne pas la reconnaître, c’est être un être ordinaire. C’est la seule différence. » (Kalou Rimpotché, Bouddhisme profond, tradition tibétaine, Editions Claire Lumière, 1993).

Dans ce contexte, le Bouddha est un terme générique indiquant un être humain ayant atteint l’Eveil parfait – sachant que l’Eveil parfait se manifeste, pour la personne qui le vit, par la présence et la résonance permanentes et illimitées des 84.000 qualités d’esprit.

(1) Note de l’Institut de Reiki : dans la tradition bouddhiste, un être ordinaire est un être humain qui n’a pas encore atteint l’Eveil.

Le Bouddha : concept du bouddha historique (enseignements définissant une époque)

Lorsqu’on utilise le terme « le Bouddha », généralement avec une majuscule, on se réfère à un bouddha historique. Un bouddha historique est aussi un être humain ayant atteint l’Eveil parfait, qui laisse des enseignements marquant toute une époque. Cette époque s’étale traditionnellement sur 5.000 ans.

Ainsi, notre époque est marquée par Siddharta Gautama dit Shakyamouni, l’être humain devenu Bouddha il y a maintenant un peu plus de 2.500 ans et ayant laissé un enseignement universel sur le fonctionnement de l’esprit (conscience) de l’être humain.

Plus spécifiquement, le Bouddha a laissé 84.000 types d’enseignements.

Kalou Rimpotché nous apprend que tous les enseignements délivrés par le Bouddha ont été consignés, dans la tradition tibétaine, dans 108 volumes (nommés le kangyour – = la traduction des paroles de Bouddha) et qu’en sus, des commentaires et des traités ont été écrits par des érudits ayant suivi et intégré ces enseignements, dans un but de clarification. Ces derniers écrits forment le tèngyour (= la traduction des commentaires) et sont au nombre initial de 240 volumes.

Autant dire que l’enseignement laissé par le Bouddha étant général et très complet, il regroupe tous les aspects de l’être humain !

Mais Shakyamouni n’est pas le premier Bouddha historique. La tradition bouddhiste explique que l’enseignement bouddhiste est régulièrement amené à disparaître, suite au désintérêt des êtres humains. Puis, quand toutes ces connaissances sur le fonctionnement de l’esprit ont disparu et que les êtres humains ne savent plus faire face à leur souffrance, ils expriment un besoin. Un Bouddha historique apparaît. Il s’agit toujours d’un être humain ayant atteint l’Eveil parfait et dispensant des enseignements à ceux qui les lui réclament.

Ces périodes de décadence et d’apogée s’alternent sans cesse, et ce de façon indéfinie. Une période de 4 étapes : naissance des enseignements du Bouddha – apogée – décadence de ces enseignements – disparition des enseignements dure environ 5.000 ans. Avant Shakyamouni, il y eut 3 Bouddhas historiques :

  • Krakucchanda
  • Kanakamuni
  • Kashyapa

Nous sommes actuellement dans une période de décadence et le prochain Bouddha historique viendra dans un peu moins de 2.500 ans. Le Bouddhisme et ses enseignements auront entretemps disparu.

Ce bouddha s’appelle Maitreya.

1.000 Bouddhas se succèderont ainsi, chacun venant réactualiser les enseignements dispensés et disparus de son prédécesseur. Telles sont les explications de la Cosmologie Bouddhique.

Les cinq Bouddhas : terme pluriel signifiant les familles de bouddhas

Les cinq bouddhas, expressions des aspects du Bouddha historique

Il est commun d’entendre parler des cinq bouddhas, et parmi eux de plusieurs bouddhas : le bouddha de la compassion, le bouddha d’amour inconditionnel, le bouddha de sagesse, et ainsi de suite.

Les termes « compassion », « amour inconditionnel », « sagesse » représentant des qualités d’esprit, cela signifie-t-il que chaque bouddha n’a qu’une seule qualité d’esprit, à l’inverse du Bouddha, signifiant « état de bouddha » et désignant l’expression des 84.000 qualités d’esprit ?

En fait, les cinq bouddhas sont aussi des êtres humains ayant atteint l’Eveil parfait (ils ne s’appelleraient, dans ce cas, pas bouddhas) et résonnant avec leurs 84.000 qualités d’esprit, se regroupant en 5 qualités d’esprit primordiales.

En revanche, ils ont développé une pédagogie et un enseignement liés spécifiquement à une qualité d’esprit primordiale de l’être humain, pour répondre à une demande particulière consistant à développer cette qualité d’esprit manquante.

Ainsi, tous les bouddhas dont nous pouvons entendre parler sont des êtres éveillés délivrant des parties spécifiques des enseignements du Bouddha (historique). Tous ces bouddhas ne sont que différents aspects d’un seul.

Les cinq bouddhas, divinités et qualités d’esprit : quid ?

Il est courant de lire le terme « divinités » quand on mentionne les cinq bouddhas. Ce terme de la tradition bouddhiste n’a pas la même signification que le mot divinité dans notre culture occidentale. C’était le sens de notre article intitulé Le Bouddhisme : une tradition spirituelle ou une religion ? où nous expliquions que la notion de sacré ou de divin était en lien, dans les religions occidentales, avec un être extérieur à l’être humain : un Dieu, créateur et supérieur à l’être humain.

Pour sa part, le Bouddhisme utilise la notion de sacré ou de divin en lien avec l’intériorité de l’être humain. Il s’agit incontestablement de ce qui est divin chez l’être humain : les qualités d’esprit. Les qualités d’esprit sont ce que la Reikiologie® nomme les potentiels naturels solutionnant, comme par exemple la compassion, la créativité, l’adaptabilité, l’amour, la joie naturelle, la sagesse, etc.

Pour rappel, les qualités d’esprit s’expriment en chacun de nous, plus ou moins par intermittence. Lorsque notre esprit est définitivement débarrassé du potentiel de souffrance, elles s’y expriment en permanence. Si notre esprit est encore en résonance avec son potentiel de souffrance, les qualités d’esprit, annihilées, ne peuvent s’exprimer ; les voiles de l’esprit (nos mécanismes destructeurs) et nos émotions conflictuelles prennent le relais, générant ainsi notre souffrance psychologique.

En conclusion, retenons que dans la tradition bouddhiste, nous trouvons soit le terme « bouddha », soit le terme « divinité », cela désigne un être humain ayant atteint l’Eveil parfait et s’exprimant dans la résonance de ses qualités d’esprit.

Les cinq bouddhas, ou les cinq vainqueurs ou les cinq bouddhas patriarches

Les cinq bouddhas sont aussi nommés les cinq Vainqueurs ou les cinq bouddhas patriarches. Ce sont les cinq bouddhas principaux. Leur nom sont :

  • Vairocana
  • Akshobya
  • Ratnasambhava
  • Amitabha
  • Amoghasiddhi

Notre esprit a 5 grandes qualités d’esprit, nommées les 5 qualités d’esprit principales. De ces 5 grandes qualités d’esprit découlent les 84.000 qualités d’esprit abordées ci-dessus.

Chacun, parmi les cinq bouddhas représente naturellement une de ces 5 qualités d’esprit principales, pour laquelle il a défini une pédagogie et un enseignement liés à ladite qualité d’esprit. Nous pouvons d’ailleurs remarquer, en prenant simplement le temps d’observer autour de nous, que chacun a des forces et des faiblesses. L’amour peut être une évidence chez une personne et quelque chose de difficile à ressentir pour une autre personne. Il est alors manifeste que la seconde personne se dirigera plus vers une pédagogie l’aidant à développer cette qualité d’esprit qui lui manque, que la première personne qui elle a déjà accès à ce potentiel naturel inné.

Pour faire un lien entre chaque bouddha et les qualités d’esprit :

  • Vairocana exprime la connaissance pure de l’esprit permettant l’absence des peurs
  • Akshobya exprime la capacité de libération de la colère, permettant l’apaisement des souffrances et des perturbations de l’esprit
  • Ratnasambhava exprime l’équanimité, c’est-à-dire l’égalité entre tous les êtres, permettant de stopper les formes d’orgueil et de courses effrénées pour être le premier
  • Amitabha exprime la motivation naturelle et la joie de vivre naturelle, permettant de stopper le processus incessant de saisie (mécanisme pouvant se développer jusqu’à la déprime… et la dépression !)
  • Amoghasiddhi exprime le don et la générosité (démarche d’aide envers les autres personnes) et permet de stopper le processus de vouloir posséder ce qui appartient à l’autre et de le jalouser pour cela (et générant l’altruisme, communément mentionné dans le Bouddhisme)

Le terme « vainqueur » signifie que le bouddha a vaincu son propre ego. L’ego se manifeste par les 5 émotions conflictuelles, ou encore les cinq émotions racines, elles-mêmes donnent naissance, si on ne sait pas les arrêter durablement, à 84.000 émotions conflictuelles secondaires – toutes sources de souffrance psychologique. Tout cela se développe sans cesse dans notre esprit. A ce niveau, il est de même palpable que certaines personnes se situent toujours dans les mêmes émotions et souffrent constamment des mêmes « symptômes » – elles se sentent toujours angoissées ou dans la crainte, toujours sous pression, toujours fatiguées, proches du burn-out, toujours dans la déprime, etc. En ce sens, elles ont un fonctionnement racine, c’est-à-dire bien ancré, s’exprimant régulièrement.

Ainsi, chaque « vainqueur » est arrivé à bout d’une émotion racine et a développé la qualité d’esprit correspondante. Il a laissé une pédagogie correspondant à la connaissance permettant de passer de l’émotion (expression de l’esprit souffrant) à la qualité d’esprit (expression de l’esprit non souffrant, c’est-à-dire parfait).

Il est clair qu’il est possible d’effectuer un travail sur une ou plusieurs des 84.000 qualités d’esprit. Pour gagner du temps dans la transformation de la souffrance, le travail s’effectue au niveau des 5 qualités d’esprit primordiales. Ce dernier point est, en tous les cas, le sens de la démarche de la Reikiologie®.

Les cinq bouddhas : un langage codifié mais simple à comprendre

Nous avons vu que les cinq bouddhas se distinguent par leur pédagogie spécifique délivrée pour travailler particulièrement sur le développement d’une qualité d’esprit.

C’est la raison pour laquelle la représentation d’un bouddha est codée. Il est possible de reconnaître un bouddha en observant principalement trois critères :

  • La couleur du bouddha
  • Le moudra du bouddha
  • Les attributs du bouddha

Les couleurs des bouddhas

5 couleurs principales pour déterminer les 5 grandes familles dont les cinq bouddhas sont les représentants – sachant que chaque couleur est également en lien avec l’expression d’une qualité d’esprit :

  • Le blanc
  • Le bleu
  • Le jaune
  • Le rouge
  • Le vert

Ainsi, pour reprendre la liste précédente, Vairocana est blanc, Akshobya est bleu, Ratnasambhava est jaune, Amitabha est rouge et Amoghasiddhi est vert.

Cela signifie que lorsqu’un autre bouddha que l’on peut rencontrer a une couleur spécifique, il est à rattacher à l’une de ces 5 grandes familles et est en lien avec le bouddha vainqueur correspondant, dans le sens des mécanismes de fonctionnement de l’esprit.

Le bouddha historique Shakyamouni, que nous avons vu dans l’article précédent a une couleur en or (famille du jaune).

Les moudras des bouddhas

Le moudra est un geste signifiant des mains permettant d’exprimer, avec le corps, l’état d’esprit correspondant. Lorsque l’on observe les bouddhas, beaucoup de moudras existent. Pour en nommer quelques-uns, il existe : le moudra de l’enseignement, le moudra du don, le moudra de la protection…

Ainsi, pour reprendre la liste précédente, généralement, Vairocana fait le moudra de l’enseignement, Akshobya fait le moudra de la prise de la terre à témoin, Ratnasambhava fait le moudra du don, Amitabha fait le moudra de la méditation et Amoghasiddhi fait le moudra de la protection. Cinq moudras majeurs pour les cinq bouddhas.

Le bouddha historique Shakyamouni, que nous avons vu dans l’article précédent fait deux moudras : le moudra de la méditation et celui de la prise de la terre à témoin.

Les attributs des bouddhas

Cet article n’a pas pour vocation d’établir une liste que l’on peut trouver dans toute encyclopédie sur les symboles du bouddhisme tibétain, car ces attributs sont très nombreux. Pour en citer quelques-uns : le vajra, la roue, le bol, la cloche, le vase, l’épée, le lotus, la calotte crânienne, le joyau, le couperet, etc.

Chaque attribut a sa signification, tous exprimant une qualité d’esprit mise en œuvre par ledit bouddha pour délivrer l’enseignement qui le caractérise.

Ainsi, pour reprendre les cinq bouddhas nommés dans la liste précédente, généralement, Vairocana a comme attribut une roue, Akshobya a comme attribut un vajra (ou dorje), Ratnasambhava a comme attribut un joyau, Amitabha a comme attribut un lotus et Amoghasiddhi a comme attribut un double vajra.

Le bouddha historique Shakyamouni, que nous avons vu dans l’article précédent est représenté sans attribut.

Les mantras des bouddhas

Les mantras sont des paroles intérieures répétées continuellement durant les pratiques méditatives. Ils permettent de développer aussi une qualité d’esprit – le mantra est l’expression sonore d’une qualité d’esprit.

Chaque bouddha a un mantra qui lui est associé.

Par exemple, on parle du mantra des 100 syllabes pour le bouddha Vajrasattva, du mantra « Om ami dewa hri » pour le bouddha Amitabha, du mantra « aom ah ra pa tsa na dhi » pour Manjushri, etc.

Un exemple : le bouddha de compassion

Le bouddha de la compassion n’est pas à répertorier parmi les cinq bouddhas, mais il appartient à l’une de ces cinq familles. Le bouddha de la compassion s’appelle Chènrézi ou Avalokiteshvara. Il est représenté avec une couleur blanche, a généralement 4 bras (certaines représentations peuvent contenir 1.000 bras et 11 visages), tient un rosaire, un lotus et dans les deux mains jointes au niveau de la poitrine, un joyau. Le mantra est « om mani padme hum ».

Quelle que soit sa représentation (nombre de bras), il faut comprendre que les différences pouvant apparaître sont présentes pour signifier l’utilisation spécifique d’un attribut ou d’une capacité pour mener à bien « sa mission ». Ainsi, plus ce bouddha a de bras et de têtes, plus la compassion qu’il représente est active.

Le bouddha de compassion a toutes les qualités mais il a développé une pédagogie solutionnante de la demande du moment des personnes : notre époque souffre beaucoup de l’agressivité sous toutes ces formes – jusqu’aux guerres.

Par exemple, Tenzin Gyatso, le XIVème Dalaï Lama, est considéré comme un Bouddha de compassion. Il délivre des enseignements sur la compassion, en « remède » à la colère (et tous ses degrés d’intensité) que subit notre époque. La compassion étant la qualité d’esprit s’exprimant lorsque la colère a été définitivement transformée, et la colère étant l’émotion conflictuelle s’exprimant lorsque la compassion n’arrive pas à s’exprimer en tant que qualité d’esprit. Le Dalai Lama a donc atteint l’Eveil parfait et résonne naturellement et indéfiniment avec ses 84.000 qualités d’esprit – connaissances qu’il utilise pour dispenser ses enseignements sur la compassion.

La méditation en lien avec les bouddhas

Il faut comprendre que le bouddha représentant une qualité d’esprit en chacun de nous, les éléments qui le composent indiquent ce que nous devons utiliser, au niveau du fonctionnement de notre esprit, pour transformer la souffrance en non souffrance et développer la qualité d’esprit correspondante.

La méditation étant un véhicule permettant la transformation de notre esprit, elle nous donne un support méditatif qui, lorsque l’esprit est posé dessus, permet à l’esprit de se libérer de ses voiles / de son ego au fur et à mesure pour laisser apparaître les qualités d’esprit recherchées.

Ainsi, dans le bouddhisme tibétain, les cinq bouddhas représentés comme nous l’avons vu, avec certaines couleurs, certains attributs, certains moudras, sont pris comme support méditatif. La personne doit les visualiser parfaitement, dans leur moindre détail : elle redéveloppe ainsi la qualité d’esprit correspondante. Les bouddhas secondaires appartenant à ces cinq familles sont à utiliser de façon identique.

Dans le bouddhisme tibétain, la méditation s’effectue avec des visualisations (pour l’esprit), des mantras (pour la parole) et des moudras (pour le corps).

C’est la raison pour laquelle il est fondamental de respecter ces données : elles correspondent à un fonctionnement bien précis de notre esprit, dont la profondeur et l’importance peuvent nous échapper tant que nous n’avons pas atteint l’éveil.

En effet, ne pas respecter ces éléments nous fait développer notre ego au lieu de notre esprit parfait, avec pour conséquence de nous emmener encore plus dans notre souffrance au lieu de nous la faire transformer en non souffrance. D’où la nécessité de bien savoir ce que l’on fait et de suivre un maître expérimenté du bouddhisme et pas quelqu’un qui se serait autoproclamé connaisseur et donnerait ses propres bouddhas avec ses propres couleurs et attributs à méditer…

L’utilisation de ces connaissances dans le Reiki, pour sa forme professionnelle certifiée, la Reikiologie

La pédagogie laïque de la Reikiologie®

Nous avons vu que l’enseignement du Bouddha donne avant tout une pédagogie de l’être humain, lui permettant de connaître le fonctionnement de son esprit, de le discipliner et d’y développer sa partie magnifique pour que l’ego finisse par disparaître définitivement. Que ce soit au Tibet, au Japon, en France, un être humain reste un être humain = nous fonctionnons tous de la même façon, ayant un esprit-conscience et un corps. Seule la culture change, par lieu géographique ; entre les individus, des croyances changent.

Mais hormis ces différences de surface, la profondeur est la même pour tous, les fondements sont les mêmes – comme nous l’expliquons dans notre article sur la diversité des pédagogies permettant, par des cheminements méditatifs différents, d’atteindre le bonheur durable. Quels que soient le lieu où l’on vit et la culture environnante, toutes les personnes ayant une démarche de travail basée sur l’enseignement du Bouddha pour transformer son esprit arrivent aux mêmes résultats.

Dans la Reikiologie®, il ne s’agit pas de délivrer des enseignements sur les cinq bouddhas. Cela relève des enseignements du Dharma, et du savoir-faire de ces grands maîtres, formés pour cela, comme Kalou Rimpotché et bien d’autres encore. Ces enseignements, répertoriant les bases du bouddhisme et les principes du bouddhisme, sont parfaitement dispensés dans les multiples temples dédiés à cet effet ou dans des universités bouddhistes.

Dans la Reikiologie®, il s’agit de travailler sur l’arrêt de la souffrance que nous connaissons tous et qui se manifeste, dans nos sociétés, par les déprimes, le burn-out, les insomnies, le stress, les fatigues, les émotions conflictuelles récurrentes, le manque de confiance en soi, les pensées parasites, la somatisation – tous ces maux ayant pour source le fonctionnement erroné de notre esprit, avec l’expression de notre ego. Pour stopper durablement ces souffrances, la transformation de notre esprit est nécessaire.

Ainsi, dans la Reikiologie®, le travail consiste à utiliser les connaissances que nous ont transmises ces grands maîtres – connaissances portant sur les qualités d’esprit – qui ne sont autres que nos énergies insubstantielles, inhérentes à chaque être humain et représentées par les bouddhas, comme le citait Kalou Rimpotché.

Il faut déjà bien comprendre le contexte dans lequel on s’inscrit et le sens du travail, pour ne pas partir sur des croyances consistant à prendre les bouddhas comme des dieux extérieurs – alors que ceux-ci ne sont que l’expression du caractère divin que chaque être humain possède en lui, et que nous avons nommé, dans notre pédagogie laïque, les potentiels naturels solutionnant. Cependant, les potentiels naturels solutionnant de la pédagogie laïque de la Reikiologie, ou les qualités d’esprit de la pédagogie de la tradition bouddhiste signifient la même chose et ayant le même fondement de démarche, aboutissent à la transformation de la souffrance jusqu’à sa disparition.

Ainsi, la pédagogie dispensée pour la Reikiologie® est différente car laïque : elle est calquée sur notre culture contemporaine occidentale et n’a pas pour référence des termes ou des métaphores bouddhistes orientales – les repères des cultures autres que la nôtre étant, bien naturellement, plus difficiles à s’approprier. Mais le travail effectué reste le même : arrêter la souffrance de la personne en utilisant les qualités d’esprit plus ou moins annihilées, qu’elle a déjà en elle-même.

Les méditations utilisées dans le Reiki Traditionnel

Les supports correspondant à la pédagogie laïque du Reiki Traditionnel sont sous forme simplifiée, mais tout aussi profonds et efficaces. Ainsi, dans nos pratiques de méditation laïque, que ce soient des méditations pour nous-mêmes ou pour les autres, nous utilisons les trois aspects permettant de faire un travail simultané au niveau du corps, de l’esprit et de la parole (nous appelons la parole « énergie », ou « vécu »).

C’est la raison pour laquelle nos méditations permettent de faire un travail en profondeur :

  • Les couleurs : à l’Institut de Reiki, nous faisons le lien entre les couleurs et les qualités d’esprit, permettant d’avoir l’explication profonde du fonctionnement de l’esprit à ce niveau et comment utiliser ces connaissances pour passer progressivement de la souffrance à la non souffrance, avec les exercices appropriés.
  • Les mantras
  • Des visualisations qui sont des symboles, communément appelés les symboles reiki (pas d’image de bouddha puisque notre pédagogie est simplifiée, mais les symboles ont été donnés par les bouddhas eux-mêmes, comme autre pédagogie de travail)
  • Et certains moudras d’union intérieure avec la position des mains sur le corps

Ainsi, la Reikiologie® utilise tous ces aspects pour faire un travail de transformation des 5 émotions racines conflictuelles, permettant de développer au fur et à mesure ses 5 qualités d’esprit. Sachant que l’émergence progressive de ces 5 qualités d’esprit (les cinq bouddhas du bouddhisme tibétain) permet d’aller chercher en soi les 84.000 qui en sont issues.

Les méditations durant les séances de Reiki Traditionnel

Durant les séances de Reikiologie®, le travail effectué a pour base de connaissance ce qui vient d’être décrit :

  • Le travail de transformation de l’esprit se fait au niveau du potentiel de souffrance vers le potentiel de non souffrance, inné chez la personne
  • L’utilisation de la partie parfaite de l’esprit de la personne et de son expression avec ses qualités d’esprit
  • La connaissance que le travail véritable et durable consiste à faire développer à la personne ce qui est de plus beau en elle, et non à lui faire croire que son bonheur vient de l’extérieur et que le praticien doit aller le prendre pour le lui donner (ce qui est à l’encontre de toute connaissance et de toute démonstration scientifique !)
  • Le travail est basé sur la méditation et le fonctionnement par résonance de la personne (voir ici l’article sur la résonance)
  • L’utilisation de la méditation et des éléments qui la composent n’a pas lieu de façon sauvage et ne repose pas sur des fantasmes new age, sans fondement, où chacun met son symbole, sa couleur et son imagination au lieu de respecter la connaissance de ce qu’est une qualité d’esprit et des supports appropriés permettant de la développer.

Ainsi, lors de la séance de Reiki, la personne est allongée, habillée et se laisse aller à ne rien faire.

Pendant ce temps, le praticien effectue une méditation spécifique à la Reikiologie®, tout en posant les mains sur des parties du corps de la personne (tête, buste, jambes, pieds).

Par résonance, la personne allongée entre dans sa propre méditation, ce qui lui permet d’aller chercher en elle ses qualités d’esprit, ou potentiels naturels solutionnant, pour les faire émerger au fil des séances de reiki. Cette émergence lui permet de donner du sens aux difficultés qu’elle peut rencontrer au quotidien.

Au fur et à mesure, la personne peut noter qu’elle a moins de souffrance au quotidien et qu’elle change dans sa perception de la vie.

La Reikiologie® est donc une réponse directe, simple et vérifiable par la personne : elle peut vivre la transformation graduelle de sa souffrance, quelle qu’en soit la forme, en mieux-être et et sait faire face aux aléas de la vie en allant chercher durablement en elle ses ressources et potentiels innés.

E.Ivanez

Texte déposé sous copyrights. Non autorisé à la reproduction partielle ou intégrale (mentions légales)

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