Enseignement bouddhiste : des pédagogies et méditations différentes pour atteindre le même but : le bonheur durable

Des pratiques de méditation et des enseignements semblables sur le fond

L’enseignement bouddhiste est basé sur le constat flagrant qu’un même programme d’enseignement n’est pas assimilable par tous de la même façon et à la même vitesse. On le voit à l’école et à l’université.

Chacun avec sa personnalité ayant ses aisances et ses difficultés de compréhension, il n’est pas possible de mettre tout le monde dans le même moule et d’obtenir les mêmes résultats pour tous.

On remarque d’ailleurs souvent qu’un élève nul en mathématiques se révèle dans cette discipline l’année suivante avec un autre professeur, dont la pédagogie a été différente.

On remarque aussi souvent que le fait de redoubler une classe permet à un élève d’assimiler, durant cette deuxième année, ce qu’il n’avait pu assimiler en un an.

Ces écarts ne relèvent pas d’un manque d’intelligence de l’élève, ni d’incompétences particulières des enseignants, à fortiori dans des classes très chargées où il n’est pas possible d’adopter une pédagogie différente pour chaque élève.

Ces écarts relèvent d’un manque de temps pour intégrer, et d’une forme de pédagogie ne correspondant pas à la culture intérieure et individuelle de la personne.

C’est la raison pour laquelle il y a de nombreuses branches dans le Bouddhisme, et que l’enseignement bouddhiste est proposé sous forme diverse et variée – bien qu’ayant une seule et même source : le bouddha -, avec les pratiques de méditation correspondantes, diffèrent les uns des autres.

Pourtant, toutes ces pédagogies différentes ont la même démarche et vont dans le même sens mener la personne qui pratique vers son Eveil de la conscience. Chaque branche dispense des enseignements différents – différents non pas en essence ou dans le fond, mais sur la forme pédagogique, en raison de la capacité d’intégration de chacun.

Ainsi, les propositions différentes d’enseignement bouddhiste aident chaque personne à connaître le fonctionnement de son esprit et à apprendre à le discipliner pour le mener vers sa nature de non souffrance.

Il relève de chacun de chercher et essayer pour trouver la pédagogie, avec les enseignements et les méditations correspondantes, qui lui sied et l’aidera à avancer.

Les trois véhicules de l’enseignement bouddhiste, Bouddhisme monastique et Bouddhisme laïc

Evidemment, les évolutions multiples avec la naissance d’écoles multiples dans le Bouddhisme correspondent à un besoin de faire évoluer la pédagogie pour rendre compréhensif l’enseignement bouddhiste et les méditations qui y sont liées, afin de répondre aux besoins selon les époques.

Il existe donc des formes évolutives de l’enseignement bouddhiste.

Les pédagogies différentes proposées dans le Bouddhisme, se sont réparties, au fil du temps, en 3 véhicules :

  • le Hinayana, ou petit véhicule
  • le Mahayana, ou grand véhicule
  • le Vajrayana, ou véhicule de diamant

Le Hinayana, ou petit véhicule, propose une pédagogie de progression lente pour arrêter la souffrance de son esprit. Il réserve ses enseignements à la vie monastique. Les pratiques de méditation correspondent à cette progression. Il était donc fermé aux laïcs.

Puis est venu le Mahayana, ou grand véhicule, développé à partir du Hinayana et proposant une pédagogie de progression ‘normale’ pour arrêter la souffrance de son esprit. Il base l’enseignement bouddhiste sur des valeurs comme la compassion et explique que tous les êtres peuvent atteindre le bonheur durable (ou Eveil de la conscience), car tous ont cette nature parfaite en eux-mêmes. Cette pédagogie ouvrait les enseignements et les formes de méditation proposées aux laïcs, et par là-même, l’accès de l’Eveil.

Succéda le Vajrayana, ou véhicule de diamant, issu du Mahayana, avec une pédagogie de progression rapide pour arrêter la souffrance de son esprit. Il base ses enseignements sur des pratiques de méditation alliant l’esprit (visualisations), la parole (mantras) et le corps (postures et moudras). Cette pédagogie requiert d’avoir des bases de compréhension du Hinayana et Mahayana.

Des exemples des trois véhicules

Il n’existe plus beaucoup de formes du Bouddhisme appartenant au petit véhicule / Hinayana. Il reste le Bouddhisme Theravada, présent en Birmanie, au Cambodge, au Laos, au Sri Lanka, en Thaïlande.

Appartiennent au grand véhicule / Mahayana les ‘Bouddhismes’ : Zen (japonais), Chan (chinois), Son (coréen), Tendaï (japonais), mais aussi l’école Tiep Hien fondée par Thich Nhat Hanh, un maître vietnamien aujourd’hui très connu pour avoir fondé des enseignements sur la méditation de pleine conscience, que ce soit en séances de méditation ou dans les actes de la vie au quotidien.

Enfin, le Bouddhisme Shingon et Tibétain appartiennent au véhicule de diamant / Vajrayana.

Aucun véhicule n’est supérieur ou inférieur à un autre. Aucune méditation, à condition qu’elle soit correctement enseignée, correctement comprise pour être pratiquée avec son sens profond, puis correctement supervisée par l’enseignant, n’est supérieure à une autre. Il s’agit simplement pour chaque personne de trouver le véhicule qui lui convient le mieux, afin d’avoir la pédagogie d’enseignement qu’elle pourra suivre et intégrer, le sens pour elle étant d’avoir les fruits du travail qu’elle effectue.

Le Bouddhisme : des pédagogies développées à partir de la culture et de la compréhension orientales

On le voit bien dans toutes les formes de Bouddhisme proposées, les enseignements sont issus de traditions orientales et sont fortement imprégnés de cette culture orientale.

On le voit aussi, de plus en plus d’Occidentaux se tournent vers la méditation ou le Bouddhisme, eux aussi à la recherche d’un bonheur que leurs modes de vie ne leur donnent pas.

Il est quelques fois difficile de comprendre le sens profond de ces enseignements magnifiques et riches quand on est issu d’une culture occidentale et que les repères apportés dans les enseignements bouddhistes se basent sur une culture orientale, avec des mots et métaphores qui bien souvent n’ont pas toujours le même sens d’une culture à l’autre. C’est la raison pour laquelle, souvent, le sens de la méditation n’est pas compris des occidentaux, qui partent plus dans leurs fantasmes de ce que doit être la méditation, que dans un vrai travail de reliaison intérieure, vers leur bonheur durable et parfait.

On assiste désormais à des évolutions attestant de cette nouvelle demande, avec des enseignements de grands maîtres qui essayent d’utiliser un vocabulaire occidental d’une part, et d’autre part, avec des pratiques de méditation se tournant vers des formes de méditation laïque adaptées à la culture occidentale.

E.Ivanez

Texte déposé sous copyrights. Non autorisé à la reproduction partielle ou intégrale (mentions légales)

¤ ¤ ¤

A suivre : Comprendre le Bouddhisme – les bases et les principes (I)

Laissez un avis

requis

  • FEDE
  • Qualification des services intellectuels OPQF
  • Fédération de la formation professionnelle
  • Fédération Française de Reiki Traditionnel
  • SYNDICAT DU REIKI

Institut de Reiki - Formation professionnelle diplômante en Reikiologie®

Nous souhaitons vous notifier de la parution
de nos nouveaux articles.
Il vous suffit de nous donner votre accord via ce formulaire.
Restez informé
Essayez, vous pourrez vous désinscrire à tout moment.
close-link

Abonnement

Restez informés des derniers articles
Valider