Le Reiki et ses intervenants : souvent mal aimés… mais pas tous !

Image sectaire

En tant que pratique non conventionnelle, le Reiki n’est pas réglementé et/ou reconnu par un diplôme d’Etat. De plus, il fait souvent l’objet de discrimination car il est consigné par certaines personnes comme pratique non sérieuse, voire dangereuse car de manipulation mentale ou sectaire.

Notre positionnement anti-sectaire

En tant que représentants d’une pratique professionnelle éthique et transparente, nous sortons de cette discrimination et faisons valoir le caractère de métier à part entière de notre pratique du bien-être naturel et durable, ainsi que la possibilité de définir un cadre d’intervention sécurisé, à la fois pour les praticiens et pour le grand public, au travers de certifications professionnelles délivrées par des tiers indépendants reconnus par l’Etat (qualification ISQ-OPQF de formation professionnelle, norme internationale ISO 9001, certification de personne sur la norme internationale ISO 17024…). Nous démontrons également que la forme professionnelle dispensée, que nous avons nommée Reikiologie® afin de pouvoir conserver une distinction dans ce domaine non conventionnel où beaucoup de personnes font tout et n’importe quoi, a des effets cliniquement prouvés et donc qu’elle fonctionne – cela prouve les bienfaits du reiki que nous lui attribuons dans notre centre de formation et notre fédération depuis de nombreuses années.

Un autre signe d’absence de manipulation sectaire

Aucune discrimination dans cette démarche, puisqu’à ce titre, les praticiens professionnels de la F.F.R.T., ainsi que l’organisme de formation dont ils sont issus et la fédération à laquelle ils adhèrent, suscitent régulièrement l’intérêt de la presse nationale pour leur sérieux et leur professionnalisme, à travers des reportages de divers magazine de santé ou plus généralistes. (Lire ici l’article de Version Femina)

 

La démarche discriminatoire des maîtres reiki

Dans les formes perverties du Reiki, la discrimination est malheureusement bien présente…. La discrimination se cache derrière des discours se voulant ouverts et fédérateurs. Par exemple :

  • « nous aidons tout le monde »,
  • « le reiki est à tout le monde »,
  • « nous avons des pratiques que nous destinons à la terre entière ».

Dans la réalité, les faits sont tous autres…

Le début des dérives

La démarche de discrimination a été entamée après le décès du fondateur japonais Mikao Usui, avec le médecin japonais de marine Chujiro Hayashi, qui, d’après les écrits de certains pratiquants japonais, s’est déclaré dissident d’Usui et a transformé le reiki en pratique de soins médicaux avant de se suicider devant ses élèves. Puis quelques années plus tard, la hawaïenne Hawayo Takata a pris le relais et ajouté ses propres fantasmes sur le sens du reiki (ressusciter avec le reiki, transformer les bijoux en or…) [livre source].

Ainsi, ils ont transformé une pratique alors universelle et accessible à tous, en démarche magique accessible à des élus uniquement. Les élus étant, soit dit en passant, les personnes ayant reçu la fameuse initiation reiki par un maître reiki, initiation leur conférant des pouvoirs de guérison et sans laquelle, leur est-il expliqué, il est impossible de pratiquer pour eux et pour l’autre…

Une initiation de quelques minutes, accordant les bienfaits d’une énergie universelle miraculeuse et venant remplacer un travail d’apprentissage de plusieurs années. Ces affirmations, basées sur des croyances et non vérifiables, font les beaux jours des businessmen du Reiki…

Une discrimination basée sur une survalorisation du « donneur »

Ainsi, dans ces formes dénaturées, la discrimination commence par le principe même de la transmission de cette méthode.

Pour ces personnes sans aucune connaissance de l’être humain, il ne s’agit pas d’utiliser le véhicule de la relaxation méditative pour faire appel à ses potentiels naturels solutionnants et « guérir son mal de vivre ». Bien au contraire, la personne n’est pas considérée comme pouvant se suffire à elle-même. De fait, elle a besoin de passer par un pseudo-maître pour lui ouvrir le canal reiki. Par exemple, certains comme Nita Mocanu vont jusqu’à prétendre qu’il s’agit de « ramoner le canal central » ! Et feraient ainsi accéder la personne aux pouvoirs fantasmagoriques de l’énergie cosmique.

Il suffit d’observer le parcours de tous ces maîtres reiki : ils ne suivent que quelques jours de ‘formation’. Puis ils oeuvrent immédiatement en tant que professionnels. Selon des témoignages, certains conseillent également aux personnes de se mettre à leur compte rapidement. Et ce dès le deuxième week-end de formation, soit à la fin du « deuxième degré »… Avec les dangers que cela comporte. Pire, ces soi-disant maîtres de l’énergie cosmique n’ont aucune connaissance du fonctionnement de l’être humain.

Une fois affublé de ce don, l’élève devient lui-même grand maître de l’énergie universelle. Il peut alors la transmettre à la personne via une canalisation imaginaire d’énergie.

… et donc sur une sous-valorisation du « receveur »

Il est ici à nouveau conjecturé que la personne venue chercher un soulagement est assez stupide pour ne pas aller mieux d’elle-même. Elle doit donc s’en remettre au praticien formé en deux week-ends… Comment ne pas penser à la discrimination ? De même pour la personne sévèrement touchée par la maladie, venue chercher une guérison miraculeuse. Sachez que le maître autoproclamé est capable de la lui donner ! Or, le corps médical formé durant des années, ne peut s’engager sur une guérison… Même le Dalaï Lama n’a pas ce pouvoir…

Avec de telles attitudes, on peut comprendre que certains corps de métier regardent notre pratique d’un mauvais œil. Qu’ils la bannissent au rang des pratiques non recommandables. Et mettent aussi des mesures de discrimination en place… Car à la Fédération Française de Reiki Traditionnel, nous avons reçus des mails témoignant de la façon dont certains ordres de certaines professions, comme les masseurs-kinésithérapeutes, interdisent à leurs intervenants d’œuvrer professionnellement dans cette pratique, sous peine de sanctions personnelles.

Nous avons également été témoins de la façon dont certains responsables de cet ordre agitent le drapeau des sectes. Ils se cachent derrière les publications de la Miviludes. Ils tentent alors d’intimider le professionnel commençant son activité et désirant partager son cabinet avec un praticien de Reiki.

 

Le Reiki Traditionnel n’a rien de discriminant : c’est une pratique d’équanimité

Loin de toute discrimination, l’équanimité est un des fondements de notre formation. Dans le référentiel de compétences métier Reikibunseki®, la définition de l’équanimité est de ne pas se croire supérieur ou inférieur à une autre personne. Et ce, quels que soient ses repères culturels, ses croyances religieuses, son physique, etc. Ainsi, il ne s’agit pas d’utiliser des énergies supérieures, invérifiables, se baladant dans le cosmos pour rendre l’autre heureux.

Un acquis pour tous

La raison est simple : l’être humain fonctionne de la même façon, dans tous les coins de la planète. La souffrance psychique est indifférenciée de son esprit, lui-même duel avec une partie de mal-être (l’ego ou les voiles de l’esprit) et une partie de bien-être naturel (le bonheur parfait et durable, essence de notre esprit). Ces deux parties s’alternent sans relâche, jusqu’à ce que nous atteignions l’Eveil. Clairement, la personne engagée régulièrement dans un travail sur soi avec cette pratique va mieux dans sa vie. Le vécu de mal-être qu’elle conscientise reste difficile à gérer au départ. Mais elle finit par lâcher prise avec ce vécu. C’est aussi cela, l’apprentissage.

Pourquoi certaines personnes sont-elles plus heureuses que d’autres ? Parce qu’elles savent comment faire appel à leurs potentiels de bien-être. Elles ont aussi compris comment lâcher prise avec leurs douleurs. Mais aussi avec leur souffrance et leurs émotions conflictuelles. En un mot, c’est un travail de transformation intérieure graduelle, emmenant la personne vers son équilibre et sa sérénité intrinsèques.

Mais un travail à effectuer

Quelle est, alors, le sens de la pratique du Reiki ? C’est le principe même de la relation d’aide et d’accompagnement de la personne : le praticien est avant tout un accompagnant de la personne vers son mieux-vivre, non pas en faisant le travail à sa place où en lui injectant une énergie imaginaire miraculeuse, mais en lui donnant, par la présence de la méditation lui permettant de s’observer, les moyens de se connaître, d’identifier les mécanismes destructeurs de son esprit pour arrêter ces derniers et de laisser sa dimension profonde s’exprimer. En ce sens, nous conduisons chaque personne vers son autonomie. Pour y accéder, elle apprend à se connaître, et à maîtriser naturellement ses pensées discursives.

La personne a tout en elle pour être heureuse. Or, elle ne sait pas comment s’y prendre pour aller chercher en elle ses capacités de bonheur. L’accompagnement du praticien consistera aussi à lui apprendre des exercices de méditation laïque, sur sa demande, pour qu’elle les intègre et sache les utiliser seule.

 

Nos engagements pour renforcer la non discrimination

En octobre 2013, la F.F.R.T. décidait de soutenir le Pacte Mondial des Nations-Unies, le Global Compact, et y adhérait. Elle prenait alors l’engagement d’appliquer les 10 principes du Global Compact. Ces engagements ont pour valeur essentielle la discrimination : le respect des droits de l’Homme. Cela va tout à fait dans le sens de la Charte Universelle des Droits de l’Homme.

L’Institut étant son organisme de formation professionnelle intégré, il était naturellement défenseur de cette non discrimination, mais il se devait aussi de prendre un engagement officiel.

C’est chose faite, avec sa signature à la Charte de la Diversité, en août 2015. Concrètement, l’Institut s’est engagé, à travers la promotion de la Charte de la diversité, à lutter contre la discrimination sous toutes ses formes, et à promouvoir la diversité en son sein.

La Charte de la Diversité qu’il a signée est disponible ici.

Le communiqué de presse publié à ce sujet est téléchargeable ici.

 

E.Ivanez

Texte déposé sous copyrights. Non autorisé à la reproduction partielle ou intégrale (mentions légales)

A savoir : dans cet article, le terme « discrimination » est employé à la fois sous son sens d’origine neutre : « faire une distinction », et sous le sens qu’il a pris par extension : « distinction de façon injuste ou illégitime ».

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