Les formations de santé humaine, qu’elles relèvent de la médecine conventionnelle, de la médecine douce ou du bien-être, sont classées selon 2 voies : conventionnelle et non conventionnelle. Qu’est-ce que cette différence implique, en termes de vérification des compétences des professionnels formés et exerçant dans ce domaine ?

 

Formations de santé conventionnelle

Les formations de santé conventionnelle ont des cursus définis, gérés et vérifiés par l’Etat. De fait, ces cursus aboutissent sur un diplôme d’état, en raison de ce contrôle.

Les professionnels issus de ce domaine sont les médicaux conventionnels, tels que les médecins, infirmières, kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, etc…

Par ailleurs, l’utilisation des titres de ces métiers est interdite à toute personne n’ayant pas suivi la formation adéquate. Mais aussi n’ayant pas été reçue à l’examen de fin de cursus.

 

Formations de santé non conventionnelle

Au contraire, les contenus des formations de santé non conventionnelle ne sont pas définis, gérés et vérifiés par l’Etat. En raison de cette absence de contrôle de l’Etat, il n’existe aucun diplôme d’état. Ainsi, chaque école du secteur des formations de santé non conventionnelle peut définir elle-même son cursus de formation.

De même, les divers titres utilisés pour décrire un métier, ne sont pas protégés. Ainsi, n’importe qui a le droit de se déclarer sophrologue, praticien de shiatsu, praticien de reiki, naturopathe, réflexologue, hypnologue, relaxologue…, et d’œuvrer en tant que tel, sans jamais avoir suivi de formation adéquate !

C’est la raison de la présence d’autant de dérives dans les métiers de santé non conventionnelle. Des personnes peu scrupuleuses s’approprient des titres et s’autodécernent les compétences liées, sans aucune validation. Certains même sans jamais avoir suivi une des formations de santé correspondante. En réalité, ils profitent de l’absence de vérification par l’Etat, pour faire comme bon leur semble.

 

Absence de cadre, absence d’informations

L’absence de cadre dans le non conventionnel rend le choix du grand public difficile. D’une part pour être sûr de ne pas se tromper et de choisir un professionnel compétent. D’autre part, pour trouver la pratique de médecine non conventionnelle ou de bien-être qui lui correspond.

Une offre très grande

Les pouvoirs publics ont répertorié pas moins de 400 pratiques de santé non conventionnelles ! Dans ce groupe, ils ne distinguent pas :

  • les pratiques ayant pour vocation de dispenser des soins médicaux (médecine douce, etc.)
  • des pratiques avec pour vocation de procurer du bien-être, sans démarche médicale.

Un cadre encore à définir

Dès 2009, les pouvoirs publics affichèrent la volonté de distinguer l’approche de santé médicale de celle non médicale (source).

Cependant, peu de choses ont bougé, depuis. Il faudrait déjà répertorier toutes les pratiques  existantes. Puis vérifier leur fondement, sur un plan scientifique : se basent-elles sur des affirmations invérifiables ou sur une démarche scientifique ? Et si oui laquelle ? Avec ce fondement, il faudrait vérifier leurs effets – à travers des études cliniques objectives, par exemple.

Enfin, il faudrait harmoniser les protocoles de ces formations de santé, pour que leurs professionnels aient les mêmes compétences, vérifiées. En effet, lorsqu’on recherche des formations pour la même pratique, 36 propositions différentes existent. Que ce soit en sophrologie, en reiki, en hypnose, etc. Pas seulement : les affirmations sur le sens de la pratique diffèrent ; les longueurs de cursus divergent. Parce que justement, il n’y a pas de cadre dans le non conventionnel – ainsi, chacun a le droit de proposer ce qui lui sied. Une harmonisation est nécessaire à ce niveau.

Pour le moment, en France, un flou artistique est maintenu entre la santé médicale, et la santé non médicale (telle que définie par l’OMS). De plus, on sait que 60% des Français sont demandeurs de pratiques de santé non conventionnelle – que ce soient des médecines douces ou des offres de bien-être.

 

Médecine ou bien-être ?

Un lien très présent

Lorsque l’on considère l’être humain, on a souvent tendance à séparer la médecine du bien-être. Or, les deux sont intimement liés.

En effet, si on a une maladie, psychologique ou physique, les médicaments réparent notre système intérieur et ce qui est cassé. La maladie peut affecter notre moral. Or, avoir moral contribue à se remettre de la maladie, même si cela ne fait pas tout.

Inversement, à force de se sentir mal (du stress, par exemple), on peut déclencher des formes de somatisation, jusqu’à des ruptures psychophysiques : burnout, maladies cardio-vasculaires, troubles mentaux, affaiblissement des fonctions immunitaires…

Une différence à connaître

Tout ne relève donc pas du médical en matière de santé.

Si l’on a une certaine forme de mal-être, si on se sent le vague à l’âme, une baisse de régime psychologique, etc, il faut chercher une pratique de bien-être pour aller mieux.

Car la pilule du bonheur n’existe pas, et le mal-être ne se soigne pas avec des médicaments, puisqu’il n’est pas une maladie.

 

Santé non conventionnelle : le bien-être avec un cadre

Nos pratiques de bien-être, la Reikiologie et la Relaxologie de Pleine Conscience, sont dans ce cadre de santé non conventionnelle.

Or, l’activité dans le champ de la santé non conventionnelle n’est pas incompatible avec la définition d’un cadre. D’où les efforts du syndicat SNRR et de la fédération F.F.R.T. Ils ont défini un cadre transparent, éthique et sécurisé. Dans ce cadre, ils accueillent des organismes de formations de santé. Ceux-ci forment des professionnels de manière uniforme – ils ont tous les mêmes compétences. Et ce, pour le bien de ces praticiens professionnels, mais aussi celui du grand public.

 

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Pour aller plus loin

 

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